Communiqué de presse
Arrêtons de mettre la valse des étiquettes sur le dos
des agriculteursArrêtons de prendre en otage les
consommateurs!
Selon la FCD ( Fédération des entreprises du commerce et de la
distribution), les prix de plusieurs produits de première nécessité
vont subir une augmentation pouvant aller jusqu'à 20% en raison de
la répercussion de la hausse des matières premières : + 15 à 20 %
pour les farines, 5 à 10% pour les pâtes alimentaires, 10 à 20%
pour le café, 5 à 8% pour l'huile…
La FDSEA de la Marne dénonce cette forme d'annonce
qui rend la hausse des prix de certaines matières premières
agricoles seule responsable de l'augmentation des prix des produits
alimentaires. Il y a bien d'autres facteurs à prendre en
compte tels que la hausse du coût de l'énergie, des transports, de
la main d'œuvre, et l'impact des contraintes réglementaires.
Prenons l' exemple du pain. Il devrait progresser en moyenne de 5 à
7% alors que la part de la matière première est minime. En
effet le blé ne représente qu'environ 5% du prix.
La FDSEA s'associe à la FNSEA pour dénoncer également
l'opacité qui entoure ces augmentations.Elle est en phase
avec la position des associations de consommateurs.« La
grande distribution ou les intermédiaires doivent d'abord rendre ce
qu'ils ont capté en période de baisse des matières premières
agricole, avant d'envisager une hausse des prix », a estimé de son
côté Alain Bazot, président d'UFC- Que Choisir.
Une enquête réalisée par les Associations locales de l'UFC -Que
Choisir du 13 au 28/11/2010 dans 1457 magasins dans 88 départements
fait un constat sans appel.
Alors que sur les deux dernières années, les baisses considérables
observées sur les prix agricoles ont été mal ou jamais répercutées
en rayon, la remontée des prix des matières premières se voit déjà
sur les étiquettes.
Selon l'UFC-Que Choisir, « à chaque variation des prix agricoles,
consommateurs et agriculteurs sont dans un rapport perdant-perdant
avec les deux intermédiaires (industrie agro-alimentaire et
distribution) qui sont les grands gagnants de cette inadmissible
pratique des prix. »
Bruno Lemaire, ministre de l'agriculture et Frédéric
Lefebvre, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des
PME , du tourisme, des Services, des Professions libérales et de la
Consommation ont réunis début février tous les acteurs des
filières. Ils ont chargé l'observatoire des prix et des marges de
travailler sur les effets de la volatilité des prix sur les coûts
de production et ses répercussions tout au long des filières
« pour favoriser une plus grande transparence »
selon le communiqué de presse des deux ministères.
L'aveu d'opacité est bien là ! Il serait temps
d'arrêter de constater et de passer à l'acte pour identifier enfin
les causes réelles de l'inflation des marges brutes de l'industrie
et de la distribution. Ces mêmes acteurs qui ne prennent pas
toujours en compte le revenu des producteurs !
Au delà de ce constat et de ce « coup de gueule », la
Profession agricole marnaise, fidèle à son état d'esprit
constructif, réfléchit à différents modes d'organisation pour
contrer cette volatilité des prix.Elle envisage à ce titre
d'organiser courant 2011 une table ronde avec tous les acteurs
économiques des filières, de la production à la
commercialisation.
Contact presse : Carole Meilleur Responsable communication
06 08 35 90 55