3 questions à Thomas Diemer Président de Jeunes Agriculteurs

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Vous préparez une mobilisation le 5 novembre, quel message allez-vous porter ?

Thomas Diemer - Nous continuons à mettre en avant le mot d’ordre que nous martelons depuis plusieurs mois déjà « Produire français pour manger français ». Aujourd’hui les difficultés se retrouvent partout, toutes les régions, toutes les filières, toutes les productions sont concernées. Pour répondre aux différentes problématiques du terrain, nous avons porté un certain nombre de revendications au gouvernement pour une action immédiate mais cela ne suffit pas, il faut trouver de nouvelles perspectives et avoir une vision à plus long terme. Notre démarche sur l’origine des produits dans la restauration collective va exactement dans ce sens. Et nous saurons montrer notre force et notre unité le 5 novembre prochain pour y arriver.

Que faut-il faire pour renforcer la présence de produits d’origine France dans les restaurations collectives ?

T. D - Aujourd’hui, la restauration hors foyer représente 6.2 milliards de repas/ an. Un marché important dont les agriculteurs français sont quasi-absents. Parallèlement, nombreux sont les français soucieux de l’origine des produits qu’ils consomment. Aussi, la RHD et plus particulièrement la restauration collective doit faire un effort et ne pas se baser que sur le prix dans ses appels d’offres pour favoriser le local. Par exemple, mettre en avant des critères de délai de réapprovisionnement, ajouter des critères d’AOP/IGP pour certains produits et valoriser notre savoir-faire que nombres de pays nous envient ou encore pour les structures qui accueillent des enfants favoriser l’aspect pédagogique en optant pour des exploitations que les enfants pourraient visiter. De nombreux moyens existent, à nous de montrer que cela est possible !

Les jeunes doivent/peuvent-ils continuer à s’installer en agriculture ?

T. D - C’est tout le sens de notre mobilisation de 5 novembre ! Nous le faisons pour répondre à des besoins à court terme et notamment pour les jeunes qui viennent de s’installer et qui subissent de plein fouet les différentes crises. Mais c’est aussi un moyen à long terme de pérenniser les installations en créant de nouvelles perspectives, de nouveaux marchés mais également en permettant aux jeunes qui s’installeront demain d’avoir une visibilité avec des contractualisations supplémentaires sur plusieurs années. Le métier d’agriculteur reste un métier qui plait et nous devons tout faire pour que les générations futures continuent à y croire et à être passionnées par leur métier. 

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