Le miscanthus, une nouvelle " herbe " dans le paysage
normand
Annie Taupin et Dominique Troussard respectivement
présidente de la commission environnement et président de la section avicole de
la FDSEA ont souhaité faire une réunion commune sur la thématique du miscanthus.
Didier Renault, éleveur à Tinchebray, est venu témoigner de son expérience. En
effet, il a planté, en 2007, 1 ha de miscanthus, appelé aussi " herbe
à éléphant ", pour l'utiliser comme combustible dans sa chaudière, " au départ, je pensais brûler des
céréales dans ma chaudière, c'est mon chauffagiste qui m'a parlé du
miscanthus " explique-t-il. Avec cette parcelle, M. Renault a
de quoi chauffer sa maison, mais il n'exclut pas de planter d'autres surfaces
pour la commercialisation.

M. Renault a témoigné de son expérience sur la culture de
miscanthus
La durée de vie de cette culture est d'une vingtaine
d'année, avec une montée en puissance de la production sur les 5 premières
années pour atteindre 15 à 20 t de MS/ha en rythme de croisière.
Cette
culture a également un grand intérêt environnemental car elle ne demande aucune
fertilisation ou traitement phytosanitaire sauf à l'implantation. Pour Annie
Taupin, cette culture pourrait être intéressante dans les périmètres de captage
et permettrait d'éviter l'obligation de la conversion en agriculture biologique
des parcelles que veulent imposer les agences de l'eau. Par contre, cette
culture n'est intéressante que s'il y a un débouché de proximité, car le
transport est difficile du fait du volume (1 m3 pèse environ 130
kg).
L'après-midi, Dylan Chevalier, Ingénieur
Bâtiment à LDC, est intervenu sur l'utilisation du miscanthus en élevage
avicole. En plus de l'utilisation comme combustible pour le chauffage des
bâtiments, très gourmand en énergie, le miscanthus une fois déchiqueté pourrait
également servir comme litière pour les exploitants qui ne disposent pas
suffisamment de paille.