Les plantes en C4 utilisent mieux le gaz carbonique et valorisent mieux
l'eau.
L'appareil photosynthétique des plantes en C4,
d'origine tropicale (maïs, sorgho, canne à sucre), est plus complexe que celui
des plantes en C3 (céréales à paille, colza, tournesol, soja...).
Chez les plantes en C4, la fixation initiale de
gaz carbonique à la lumière entraîne la formation d'acides à quatre carbones
sous l'épiderme des feuilles (cycle C4). Cette " réserve " de carbone accumulée
dans " l'antichambre de la feuille " permet ensuite la synthèse continue
d'acides à trois carbones, puis de sucres, dans les tissus foliaires plus
profonds entourant les vaisseaux (cycle C3).
Les plantes en C3 fabriquent directement des
acides à trois carbones et des sucres à partir du gaz carbonique de l'air (cycle
C3 uniquement).
Les plantes en C4 valorisent ainsi plus
efficacement le gaz carbonique de l'air que les plantes en C3 Leur
machinerie photosynthétique tourne à plein régime avec une concentration de 200
à 250 ppm (0,2 à 0,25 %) de gaz carbonique dans l'air alors qu'il en faut 400
ppm pour les plantes en C3, sous un éclairement non limitant.
A intensité photosynthétique identique, les plantes en C4
consomment aussi moins d'eau que les plantes en C3 (jusqu'à 50 % de
moins).