Le salon Euro Gusto a accueilli
durant trois jours près de 18 000 visiteurs au parc des
expositions de Tours (37). Pour cette deuxième édition, l'objectif
est atteint avec « un bilan très positif », selon
Stéphane Merceron, président de l'association Euro Gusto.
Les visiteurs en hausse se sont
déplacés de toute la France, 200 exposants dont plusieurs venus
d'Europe mais aussi de plus loin sont venus faire découvrir leurs
spécialités : Macédoine, mais aussi Mauritanie, et même Liban.
Le marché paysan, les espaces enfants, ainsi que l'espacé
transmission ont renforcé l'intérêt pédagogique du salon. Signe du
succès grandissant de la manifestation, le bistrot paysan tenu par
le chef Bernard Charret, a servi 1 200 couverts sur la
durée de la manifestation, et avec des produits locaux uniquement
!
La PAC dans le viseur
Mais Euro Gusto se voulait aussi cette année une
« manifestation politique » avec la présence de Carlo
Pétrini, président et fondateur du mouvement Slow Food, qui a
dédicacé son dernier livre « Terra Madré » et tenu une
conférence. Il a, à cette occasion, rappelé les échéances
européennes prochaines et notamment la refonte en 2013-2014 de la
politique agricole commune. L'occasion pour lui de lancer un appel
aux politiques « qui n'écoutent pas bien » pour changer
l'actuelle politique agricole qu'il a qualifiée de
véritable « désastre ». Il a aussi rappelé qu'Euro
Gusto n'était pas simplement une foire gastronomique, que la
gastronomie n'est pas une compilation de recettes :
« Réduire la gastronomie à des recettes, c'est de la
pornographie alimentaire », s'est-il exclamé en
inaugurant le salon.