Le cancer est une pathologie
multifactorielle (environnement, génétique...). Si une alimentation
équilibrée peut contribuer à réduire le risque de certains cancers,
aucun aliment à lui seul ne peut s'opposer au développement de
cette maladie. On ne peut donc pas parler d'aliments "anticancer"
et ni laisser penser que la consommation de tel ou tel aliment va
"protéger" du cancer.
Parmi les facteurs qui diminuent le
risque de cancers avec un niveau de preuve jugé convaincant ou
probable*, il faut retenir l'activité physique, la consommation de
fruits et légumes et l'allaitement.
Plus précisément, la consommation de fruits et légumes a un effet
protecteur jugé comme probable sur les cancers des voies
aérodigestives supérieures (oesophage, larynx, pharynx...), les
cancers de l'estomac et du poumon (pour les fruits seulement).
Grâce à leur faible valeur calorique, les fruits et légumes
participent également à lutter contre le surpoids et
l'obésité.
Une alimentation riche en fibres (céréales complètes, fruits,
légumes, légumineuses...) réduit les risques de développement d'un
cancer colorectal.
Moins de la moitié de la population adulte (43%) consomme au moins
5 fruits et légumes par jour...
En matière de prévention
nutritionnelle des cancers, les principales actions du Gouvernement
sont mises en oeuvre dans le cadre de 2 plans :
- Le Programme National Nutrition
Santé (PNNS)
Lancé en 2001 sous l'égide du Ministère de la Santé, ce programme
cible la prévention de diverses maladies chroniques dont le
cancer.
- Le Plan Cancer
Les recommandations du Plan cancer concernent la prévention
nutritionnelle.
Une action commune à ces deux
plans a permis d'adapter les recommandations émises par le
WCRF/AICR* au contexte français. D'une manière générale, les
principaux objectifs à atteindre sont de favoriser une alimentation
équilibrée, saine et diversifiée.
Pour en savoir plus : www.e-cancer.fr
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*Sources : Rapports du World
Cancer Research Fund (WCRF) et de l'American Institute for Cancer
Research (AICR) parus en 2007.