La FNSEA plaide pour concilier
trois objectifs indissociables :
- la protection de la biodiversité,
- le maintien et le développement d'une agriculture productive et
diversifiée,
- la valorisation économique des territoires avec des filières de
production organisées.
Le réseau Agrifaune (pour la faune
sauvage) créé par la FNSEA, les Chambres d'Agriculture, l'Office
National de la Chasse et de la Faune Sauvage et la Fédération
nationale des chasseurs illustre cette dynamique qui vise à engager
les exploitations agricoles dans une démarche d'amélioration
continue au service d'une agriculture durable.
La FNSEA s'attache à la protection
de la biodiversité agricole, qu'elle soit sauvage, domestique ou
cultivée. Elle représente une part importante de l'ensemble de la
biodiversité, à côté de la biodiversité extraordinaire représentée
par les plantes rares ou en extinction qui font l'objet de
protections réglementaires spéciales.
L'agriculture, la biodiversité, les
ressources en eau sont étroitement liées : l'activité agricole
permet le maintien de la biodiversité, facilite l'infiltration de
l'eau dans les sols et les nappes souterraines.
Les agriculteurs sont les premiers
gestionnaires de la biodiversité. Ils doivent le revendiquer et le
faire reconnaître. Les services écologiques rendus par les
écosystèmes agricoles doivent être valorisés à leur juste prix.
Tous les ans, 60 000 à
70 000 hectares de terres agricoles sont artificialisées
(béton, bitume, etc.). Tout le monde est d'accord pour dire que
c'est beaucoup trop et ce même constat consensuel a été fait par
les parties prenantes du Grenelle de l'Environnement. C'est une
perte à la fois pour l'activité agricole nécessaire à
l'alimentation des hommes et un énorme gâchis pour la biodiversité.
Cependant les mesures gouvernementales proposées pour enrayer cette
tendance inquiétante restent trop modestes. La FNSEA propose une
vraie politique du foncier agricole contre une artificialisation
irréversible dont pâtiront les générations futures.
D'autre part, la protection de la
biodiversité et de l'eau doit se faire en conciliant l'impératif de
production agricole, en particulier dans les espaces protégés, les
zones humides ou les sites Natura 2000. Une
« sanctuarisation » de la nature serait dommageable pour
tous.
La FNSEA a plaidé pour
l'intégration des espaces agricoles dans la trame verte et bleue
(continuité écologique), afin de les protéger de
l'artificialisation des sols. La FNSEA a demandé que la trame verte
et bleue ne soit pas opposable aux documents d'urbanisme, mais ces
derniers devront prendre en compte les continuités écologiques.