Glyphosate : Sans alternative viable, nous n'accepterons pas d'interdiction

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Dans un communiqué de presse du 25 septembre 2017, « Le Premier ministre a demandé au ministère de l’agriculture et de l’alimentation et au ministère de la transition écologique et solidaire de lui présenter - avant la fin de l’année et en fonction des conclusions des états généraux de l’alimentation - les conditions d’un plan de sortie du glyphosate, compte tenu de l’état de la recherche et des alternatives disponibles pour les agriculteurs ».

Ainsi, Christiane Lambert a declaré que cette communication « décrispe » la position initiale du gouvernement. « Les termes ont légèrement évolué, on parle maintenant de plan de sortie du glyphosate compte tenu de l’état de la recherche et des alternatives », poursuit Christiane Lambert, qui rappelle que sans alternative, interdire le glyphosate en France conduirait l’agriculture dans une impasse. D’autant que les agriculteurs sont déjà engagés dans une réduction de l’usage des produits phytosanitaires, dans le cadre du plan Ecophyto 2 qui prévoit - 25 % des usages en 2020 et - 50 % en 2025, insiste-t-elle.

Nicolas Hulot sur la même ligne 

La réaction de Christiane Lambert en vidéo

 

Pour justifier le besoin de visibilité et de transversalité du secteur agricole, la présidente de la FNSEA, qui était reçue le même jour par le ministre de la Transition écologique et solidaire, a rappelé à ce dernier plusieurs incohérences : parler d’interdiction du glyphosate en France la même semaine où l’accord UE/Canada (Ceta) entre provisoirement en vigueur, laissant la possibilité à 46 substances interdites en France d’entrer sur le territoire, interdire le glyphosate alors que la France fait partie des pays moteurs dans le 4 pour 1000, qui a besoin de cette molécule pour se passer du labour et stocker davantage de carbone dans les sols, ou encore confier, en 2014, les autorisations de mise en marché à l’Anses, mais balayer son avis lorsque l’agence juge que le glyphosate n’est pas cancérigène. « Nous allons demander au président de l’Anses de rappeler sa position », a par ailleurs indiqué Christiane Lambert. Cette dernière estime cependant que « Nicolas Hulot a senti qu’une interdiction sèche au 1er janvier 2018 n’est pas tenable ».

« Il est hors de question que si l'Europe dit oui, la France dise non ! Pas de distorsion, a dit M. Macron, nous saurons lui rappeler », a réaffirmé Christiane Lambert.

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