La proposition de loi comble le
retard de la France dans la transposition de la Convention
internationale pour la protection des variétés végétales de 1991
(convention UPOV).
En s'appuyant sur cette convention
et sur le droit européen (règlement CE 2100/94), la proposition de
loi autorise les agriculteurs à utiliser « sur leur propre
exploitation, sans l'autorisation de l'obtenteur, à des fins de
reproduction ou de multiplication, le produit de la récolte qu'ils
ont obtenu par la mise en culture d'une variété protégée » pour 21
espèces*, ainsi que pour d'autres espèces qui peuvent être
énumérées par décret en Conseil d'Etat.
L'agriculteur doit en contrepartie
une indemnité aux titulaires des certificats d'obtention végétale
(COV) dont il utilise les variétés (sauf les petits
agriculteurs**).
En outre, la proposition de loi
prévoit les modalités de fixation des indemnités selon 3 schémas
:
- par contrat entre le titulaire du COV (l'obtenteur) et
l'agriculteur concerné ;
- par contrat entre un ou plusieurs obtenteurs et un groupe
d'agriculteurs concernés ;
- par un accord interprofessionnel (du type blé tendre).
Si aucun de ces schémas n'est
adopté, un décret en Conseil d'Etat fixera les modalités de
l'indemnité dont le montant sera sensiblement inférieur au montant
perçu pour la production sous licence de semences de la variété en
question.
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* Pois chiche, Lupin jaune,
Luzerne, Pois fourrager, Trèfle d'Alexandrie, Trèfle de Perse,
Féverole, Vesce commune, Avoine, Orge, Riz, Alpiste des Canaries,
Seigle, Triticale, Blé, Blé dur, Épeautre, Pommes de terre, Colza,
Navette, Lin oléagineux
** Les agriculteurs qui ne cultivent pas d'espèces végétales
sur une surface supérieure à celle qui serait nécessaire pour
produire 92 tonnes de céréales.