Biocarburants : solution énergétique ?

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Les agriculteurs français plus visionnaires que les autres ?

Les agriculteurs français ont peut-être été plus visionnaires que les autres. Il y a plus de vingt ans, ils s'engageaient dans la production de biocarburants à l'échelle industrielle. Dans un secteur, celui des transports, qui dépend presque exclusivement du pétrole et dont les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d'augmenter, les biocarburants constituent la seule alternative efficace pour atteindre l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils n'entraînent pas de modification des motorisations et peuvent emprunter les mêmes circuits de distribution que les carburants fossiles.

Bien sûr, la France est loin des leaders puisqu'elle produit 3 fois moins de biodiesel que l'Allemagne en tonne par habitant, 4 fois moins de bioéthanol que les USA et 6 fois moins que le Brésil. Toutefois, les objectifs que la France et l'Union européenne se sont donnés restent raisonnables et ne remettent pas en cause les équilibres alimentaires / non-alimentaires, ni même les exportations de céréales. N'oublions pas que les filières biocarburants produisent également des protéines alimentaires destinées à l'alimentation animale : des drèches de céréales, du tourteau de colza, de la pulpe de betterave…

Par ailleurs dans le domaine des énergies renouvelables, les biocarburants actuels préparent l'arrivée des biocarburants qui utiliseront la plante entière : ce seront les biocarburants de 2ème génération. En valorisant les résidus de culture (paille) ou les cultures dédiées (miscanthus), la production de biocarburants pourra être augmentée significativement sans nécessiter davantage de surfaces agricoles.

La directive communautaire adoptée en 2009 fixe un objectif de 10% d'énergie renouvelable dans les transports en 2020. Un défi de taille. En France, il est raisonnable de penser que les biocarburants de 1ère génération pourront représenter environ 10% d'incorporation avant 2020 (probablement en 2015), sachant que nous ne sommes pas loin d'atteindre les 7%.

 

Bon à savoir :

  • 1 hectare de céréales transformé en bioéthanol annule les émissions de gaz à effet de serre de 3 voitures roulant exclusivement à l'essence.
  • Produire des biocarburants c'est aussi produire pour l'alimentaire : pour chaque litre de biodiesel produit en France, 1,5 kg de tourteaux de colza ou tournesol est produit.

Conquérir de nouveaux marches et offrir des perspectives aux agriculteurs

Le développement des biocarburants représente des marchés à conquérir et offre des perspectives aux agriculteurs qui font par ailleurs face à des difficultés croissantes : hausse des charges, volatilité des prix...

La hausse des coûts des matières fossiles et la nécessité de protéger l'environnement forcent à trouver de nouvelles solutions, que les progrès de la science permettront de placer sous l'angle de la durabilité. Depuis plusieurs années, la FNSEA met en avant toutes les potentialités de l'agriculture, et le développement des biocarburants en fait partie. Ce secteur du non-alimentaire représente des marchés à conquérir et offre des perspectives aux agriculteurs qui font par ailleurs face à des difficultés croissantes : hausse des charges, volatilité des prix...

La FNSEA s'engage et s'implique à tous les niveaux d'organisation des filières de production pour y faire valoir l'intérêt des producteurs.

  • Lutte contre le changement climatique

Dans un contexte d'urgence climatique, les biocarburants constituent une énergie renouvelable immédiatement disponible pour diminuer sensiblement les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur des transports qui dépend presque exclusivement du pétrole.

  • Créateurs d'emplois

Le développement des biocarburants en France va permettre la création et le maintien d'emplois. Ces emplois sont ruraux, sur des territoires où le tissu industriel est généralement peu développé. Selon la Commission européenne, l'incorporation de biocarburants à hauteur de 7% de la consommation d'essence et de gazole de l'Union Européenne permettra la création nette de 105 000 emplois en Europe à l'horizon 2020.

  • Vers plus d'indépendance énergétique

La France dépend à 75 % des approvisionnements externes en matière pétrolière. La diversification des sources d'énergie et notamment le recours aux biocarburants permettent d'améliorer notre sécurité d'approvisionnement.

  • Prévenir la concurrence extérieure

En matière de biocarburants, il est essentiel de prévenir les menaces de la concurrence internationale, notamment dans le cadre des négociations UE-Mercosur en cours. Des importations massives de bioéthanol en provenance du Brésil tueraient dans l'œuf le développement français et européen des biocarburants. C'est pour cela que les fabricants européens de biodiesel ont déposé une plainte officielle auprès de la Commission concernant les subventions américaines à l'exportation en faveur de ce carburant.

 

Il faut rétablir des vérités !

La FNSEA réaffirme son engagement dans le développement des biocarburants, tout en rassurant les consommateurs sur la préservation du potentiel de production alimentaire de l'agriculture.

L'action de la FNSEA en collaboration avec les filières concernées (blé, maïs, betteraves, oléagineux) a permis la mise en œuvre par l'Etat des conditions nécessaires pour atteindre les objectifs ambitieux d'incorporation affichés dès 2005.

La FNSEA a ainsi pu sauvegarder le principe d'une fiscalité adaptée, basée sur les agréments de production : il s'agit d'un outil indispensable au maintien de la compétitivité des biocarburants et à la réalisation des investissements industriels nécessaires qui se chiffrent en centaines de millions d'euros.

Par ailleurs, face aux nombreuses attaques dont les biocarburants font l'objet, la FNSEA a réussi à rétablir certaines vérités et a obtenu que les engagements pris par le Gouvernement ne soient pas remis en cause, tant pour le bioéthanol que pour le biodiesel.

 

De nouvelles perspectives ?

En 2010, la FNSEA a constitué une plateforme d'échanges avec les filières (biodiesel, bioéthanol) et le 1er constructeur automobile français (PSA). Une communication commune au Mondial de l'Automobile a ainsi permis de réaffirmer l'engagement de la FNSEA dans le développement des biocarburants, tout en rassurant les consommateurs sur la préservation du potentiel de production alimentaire de l'agriculture.

nos actions

Les recettes du terroir

La recette du jour

Tian de légumes d'été

Emploi - Formation

Xavier Beulin - Président de la FNSEA : "L'agriculture, c'est maintenant !"

Toutes les émissions dans la médiathèque