Bien que la profession
agricole soit consciente des enjeux liés à la biodiversité et au
maintien des espèces, les attaques des loups, ours, lynx et
vautours causent de nombreux dégâts au sein des troupeaux et
infligent un stress quotidien aux animaux. Les bergers, eux,
supportent de plus en plus mal de voir leurs animaux souffrir et
mourir.
De plus, l'utilisation des
chiens de protection complique désormais les relations avec les
autres utilisateurs des espaces pastoraux, notamment les
randonneurs (contentieux pour cause de morsures).
La disparition du
pastoralisme en montagne serait un véritable drame : abandon
des territoires entraînant un risque accru d'incendie et
d'avalanche, biodiversité menacée, baisse de l'activité touristique
et économique. Cette activité, par ses produits d'exception, fait
partie intégrante de notre patrimoine culinaire : le comté, la
tome de Savoie, la tome d'Abondance, la viande de bœuf Salers ou
Aubrac, et la liste est encore longue, n'existeraient pas sans le
pastoralisme !