L'agriculture française est riche
de son relief divers. En contrepartie, certaines agricultures,
comme celle de montagne, sont plus dures à pratiquer et de ce fait
mieux accompagnées. Ces zones que l'on appelle
« défavorisées » font l'objet depuis le début des années
70 de politiques spécifiques, du fait notamment des contraintes de
climat et de pente, de la mauvaise productivité de la terre ou du
milieu naturel, ou encore du risque important d'abandon des
terres agricoles pouvant mener à une diminution de la biodiversité,
à la désertification, à des feux de forêt et à la perte d'espaces
agricoles à haute valeur naturelle.
L'Indemnité Compensatoire de
handicaps Naturels (ICHN) est la principale mesure de soutien à
l'agriculture de ces zones. On distingue deux grands types de zone
défavorisée : les zones de montagne et les zones défavorisées
simples.
Le périmètre des zones
défavorisées simples est en cours de révision. Cette révision fait
suite à l'initiative de la Cour des Comptes européenne qui
critique, depuis de nombreuses années, les actuels critères
socio-économiques définissant ces zones. Elle les estime trop
nombreux, obsolètes et non pertinents. Ainsi, depuis fin 2008,
chaque Etat membre travaille sur la révision du périmètre des zones
défavorisées simples à partir d'un nouveau cadre défini par la
Commission européenne. L'objectif de la Commission est que le futur
zonage soit plus lisible. Ce périmètre doit, à compter de 2014,
reposer sur des critères exclusivement biophysiques. Pour ce faire,
la Commission propose 8 critères que les Etats membres doivent
tester : la faiblesse des températures, le stress thermique,
le drainage des sols, la texture des sols, la profondeur
d'enracinement, les propriétés chimiques des sols, le bilan
hydrique des sols et la pente.