«
Aujourd'hui, nous avons un vrai problème de compétitivité au
sein même de l'Union européenne », a expliqué Xavier Beulin
sur le perron de l'Elysée. Une situation qui motive la
détermination de la FNSEA à promouvoir des outils visant à aménager
le coût du travail. La TVA emploi demeure le principal outil mis en
avant par Xavier Beulin auprès de Nicolas Sarkozy. « Nous
proposons de transférer la part familiale des charges patronales
vers la TVA », en associant toutefois des mesures en faveur
des bas salaires. Face à la précipitation affichée de Nicolas
Sarkozy, le président de la FNSEA lui a demandé « de ne pas
sauter la première étape que constitue le diagnostic précis du
secteur agricole, filière par filière ». « Nous
n'attendons pas un saupoudrage, mais un geste significatif qui aura
un impact sur la compétitivité des entreprises », a-t-il
insisté. « Par rapport à d'autres pays européens, nous avons un
peu de marge en matière de taux de TVA. C'est aussi le meilleur
moyen de diminuer, d'un côté, la valeur hors taxe de nos produits
et de faire supporter, de l'autre, le coût de notre modèle social
aux produits d'importation », a justifié Xavier Beulin.
Une «
banque de l'industrie » profitable au secteur agricole
Suite à la mesure sur les parcours de professionnalisation évoqué
par le chef de l'Etat lors du sommet social, il a indiqué que le
secteur agricole avait un rôle majeur à jouer dans ce dispositif. «
Le secteur agricole est en tête des secteurs capables d'insérer
des jeunes en difficultés. » Autre idée avancée lors du sommet
social : la création d'une « banque de l'industrie » pour
financer l'investissement des entreprises. « Cette idée
pourrait aussi intéresser indirectement le secteur agricole. Cela
pourrait être un moyen, pour les filières agricoles, d'investir, de
se moderniser, d'avoir accès à des moyens de recherche et de
développement ». Enfin, Xavier Beulin a appelé les partenaires
sociaux européens à une meilleure déontologie dans les règles
sociales, « sans toutefois rêver à une Europe sociale
harmonisée que nous ne verrons de toute façon jamais. » «
Tendre à mettre quelques règles déontologiques sur la manière
de traiter les salariés, ce serait de bon aloi », a-t-il
conclu. A la suite de ce sommet social, le chef de l'Etat compte
entamer une série de consultations avec les partenaires sociaux
avant d'annoncer de manière plus précise les mesures qu'il compte
prendre pour enrayer la montée du chômage. A charge pour les
parlementaires de les voter avant les échéances électorales.
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réactions de Xavier Beulin en vidéo