Planet A : Un "Davos de l'agriculture" pour débattre des enjeux de demain

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Le 26 octobre Planet A, une initiative mondiale pour l’agriculture, a été lancée. Son objectif est d’être un « Davos de l’agriculture » et de répondre aux nouveaux défis auxquels fait face l’agriculture mondiale. L’initiative se concrétisera dès 2018. Benoist Apparu, maire de Châlons-en-Champagne, un des porteurs du projet revient sur la genèse et la vocation de Planet A.

Comment l’initiative Planet A a-t-elle vu le jour ? 

Benoist Apparu : Cette initiative a été portée par un petit groupe composé de Bruno Forget (directeur de l'union commerciale de Châlons), Maximin Charpentier (président de la chambre d’Agriculture de la Marne), Hervé Lapie (président FDSEA de la Marne), Guillaume Gellet (président de l’université de Reims) et moi-même. L’idée de la création, à Châlons-en-Champagne, d’un Institut des Hautes Études de l’Agriculture (IHEDA) et d’un forum mondial germait déjà dans nos têtes depuis un certain temps. Après avoir rassemblé ces idées et mené la réflexion à son terme nous avons souhaité devenir un centre de référence mondial sur l'agriculture. Nous souhaitons aussi créer une sorte de "Davos de l’agriculture" où les différents acteurs du monde agricole pourront débattre et échanger sur les grands enjeux de l'agriculture de demain. Cette initiative, autour de la recherche, la formation, le développement économique et la pédagogie auprès du grand public, verra le jour dans une future "Cité de l'agriculture". Elle sera érigée au sein de l'agglomération châlonnaise.

Quels sont les atouts de Châlons-en-Champagne pour porter cette initiative mondiale ? 

B.A : Le premier atout de Châlons-en-Champagne pour porter cette initiative est que nous avons eu l’idée, ce n’était donc pas pour la monter ailleurs. De plus, nous sommes au cœur d’un gros bassin de production agricole français que ce soit pour les céréales, la betterave sucrière ou le champagne. Culturellement, nous avons toujours eu une agriculture et des agriculteurs innovants. Avec la « Ferme 112 » et l'association « Agro ressources et bioéconomie demain » nous sommes à la pointe de l’innovation. La Marne est ainsi un territoire de progrès. Avec la Foire de Châlons, deuxième salon agricole français, nous avons aussi une grande expérience dans l’organisation d’évènements agricoles. Je pense donc que nous sommes légitimes pour porter les couleurs de l’agriculture française.

Quelle est la vocation de cette initiative ? 

B.A : L’objectif de Planet A est de définir les problématiques globales et transversales qui vont toucher l’agriculture mondiale. Chaque territoire aura sa réponse à ces problématiques. Nous n’avons pas vocation à dire « il faut faire comme ça, nous avons la bonne réponse ». La réponse à l’enjeu d’accès à l’eau, par exemple, ne sera pas la même dans la Beauce ou dans une plaine céréalière au Mali. Les solutions que nous allons développer ne seront donc pas applicables partout. Elles donneront des pistes aux acteurs mondiaux de l’agriculture. Nous voulons mener les réflexions ensemble, et cela commencera dès 2018, avec la mise en place des différents pôles de Planet A et la tenue du premier « Forum Mondial Planet A » à Châlons-en-Champagne, en juin, avec la présence de 300 à 400 décideurs mondiaux.

Propos recueillis par Actuagri

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En savoir plus

Une nouvelle initiative pour révolutionner l’agriculture mondiale 

« Nous lançons Planet A, parce que tant qu’il y aura des hommes on aura besoin d’agriculture et que le momentum est idéal pour une révolution agricole positive », a déclaré Benoist Apparu, maire de Châlons-en-Champagne, membre du collectif Planet A, le 26 octobre à Paris à l’occasion du lancement de cette nouvelle initiative collective pour engager la troisième révolution agricole. Il a également rappelé la « nécessité de transformer l’agriculture afin de répondre aux défis de demain qui seront de nourrir les 9 milliards d’humains à l’horizon 2050 mais également à l'enjeu de préservation de la planète, il n’y aura pas de planète B, il est aussi nécessaire que l’agriculture soit viable économiquement pour tous les acteurs ». L’objectif de cette initiative est donc « d’accélérer la révolution agricole en développant la transmission et le partage de connaissances et en créant les conditions d’une innovation utile aux hommes ». Pour Jacques Diouf, président de la FAO de 1994 à 2011, « cette initiative a la particularité et l'originalité de regrouper quatre domaines, ce qui devrait permettre de voir les différentes facettes des problèmes en prenant en compte les changements qui surviennent dans l’agriculture. Nous reconnaissons enfin que le développement agricole est essentiel au développement économique et social ».

Une initiative « enfin concrète »


Dans une vidéo présentant le manifeste de Planet A, Édouard Philippe a salué « une initiative enfin concrète pour la transformation de l’agriculture ». En juin 2018 se tiendra le premier Forum Mondial Planet A, première pierre du Hub Planet A. Dès 2018, l’initiative sera ainsi structurée autour de 4 pôles, un pôle recherche et expérimentation qui se concrétisera en juin 2018. Pour Planet A, la révolution agricole passera en effet, entre autres, par les innovations et les nouvelles techniques. Le collectif, présidé par Dominique Pierre, président d’Initiative Châlons-en-Champagne, avait donc invité Romain Faroux président de Airinov et Bertrand Chauffert, agriculteur céréalier en Champagne, qui a fait de son exploitation une ferme pilote pour les nouvelles technologies. Ce dernier a souligné que les innovations rendent le métier d’agriculteur « moins stressant et un peu plus rassurant ». Un pôle formation et support, concrétisé par la création d’un Institut des Hautes Études de l’Agriculture, permettra aux cadres dirigeants, hauts fonctionnaires, représentants d’ONG, élus et représentants syndicaux, de bénéficier de formations spécifiques destinées à développer et à renouveler la culture agricole. Un autre pôle sera dédié au développement économique, il se traduira par la création d’un incubateur de starts-ups et d’un village d’entreprise. Le 4ème pôle, destiné au grand public, se trouvera dans un espace pédagogique dédié au cycle végétal et conçu pour les familles et les jeunes générations. Châlons-en-Champagne sera le cœur de cette initiative et abritera les différents pôles dans une « cité de l’agriculture ». En faisant participer des intervenants venant de différents milieux, l’organisation se veut aussi la plus objective et la plus neutre possible, Benoist Apparu a donc rappelé la volonté de Planet A, de faire travailler « les acteurs ensemble de manière pacifique et constructive ».

 

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