Les filières Fruits et Légumes françaises dans la tourmente

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L’été, pour certains, il y a le ciel, le soleil et la mer. Pour d’autres, les producteurs de fruits et de légumes notamment, il faudrait ajouter la crise, bien trop souvent présente.  

Alors que la production de fruits et légumes bat son plein, que les étals des marchands devraient regorger de fruits et de légumes français, que les producteurs seraient en droit d’obtenir de justes prix rémunérateurs, la réalité est toute autre. Evidemment, les causes de cette situation sont complexes et nombreuses : récolte précoce, production nationale et européenne en hausse, consommation stable, et surtout, concurrence acharnée voire déloyale des producteurs européens.

C’est pour tenter de trouver une issue à cette crise qui secoue un secteur déjà fragilisé que la FNSEA, et ses associations spécialisées, Légumes de France et la Fédération Nationale des producteurs de fruits (FNPF), et les Jeunes Agriculteurs ont sollicité une entrevue auprès du Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Au cours de cette réunion de travail qui s’est tenue le 28 juillet, les représentants des producteurs ont particulièrement dénoncé les pratiques des producteurs espagnols qui inondent le marché français et conduisent ainsi à une chute vertigineuse des prix. Par exemple, à Rungis, pour la pêche et la nectarine, « les prix s’établissent à des valeurs réduites de 40 à 50 % par rapport à l’année 2013 malgré le démarrage des campagnes promotionnelles relayées par radio et télévision », dixit la note de conjoncture hebdomadaire (semaine du 21 au 26 juillet) diffusée par les Pouvoirs Publics. Plus en détail, le cours moyen au kilo de la nectarine chair blanche cat. I cal. A espagnole était de 0.70 contre 1.19 pour la même nectarine française. Cette situation est d’autant plus paradoxale, comme le souligne la FNPF, « que la pêche et la nectarine, sur le marché de gros en Espagne affichent des prix moyens à 1.10€ le kilo ».

Par ailleurs, Légumes de France soupçonne aussi les Espagnols de mener des  pratiques interdites  de « prix après-vente » qui consiste à fixer les prix payés par les importateurs en fonction du prix de vente constaté sur le marché.

Xavier Beulin, Président de la FNSEA, a donc demandé et obtenu du Ministre de l’Agriculture, un renforcement des contrôles aux frontières et dans les principaux marchés de gros français afin de vérifier que les bons de commande des fruits comprennent bien les mentions de l’origine, de la qualité et du prix de vente. Au-delà de ce problème conjoncturel, le Président de la FNSEA a aussi souligné que cette crise est d’abord et avant tout liée « au différentiel de coûts de production entre la France et l’Espagne qui plombe la compétitivité des producteurs français ».

Pour relayer ces demandes, les représentants de la FNSEA, des JA, de Légumes de France et de la FNPF se rendront jeudi 31 juillet à Perpignan pour rencontrer les producteurs et témoigner de la solidarité et de l’engagement de ces organisations nationales pour sortir durablement de cette crise. 

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