Le système des droits de plantation, mis en place en France dès 1936 et au niveau communautaire en 1972, est un dispositif de gestion du potentiel de production viticole, qui accompagne l’expansion des ventes par une croissance régulière du vignoble, et évite ainsi de grandes déstabilisations du marché. Mais les négociations de l’OCM vin de 2007, malgré la mobilisation des professionnels de la filière viticole, ont eu raison de cet instrument de gestion du marché, et ont acté la fin de son encadrement communautaire au 1er janvier 2016.
Les conséquences prévisibles de la fin du système seraient désastreuses, aussi bien pour la situation économique des viticulteurs, que pour les emplois des territoires ruraux, pour l’aménagement du territoire et l’environnement, et pour les paysages réputés des régions viticoles.
C’est pourquoi la FNSEA, en étroite relation avec les organisations professionnelles de la viticulture, est plus que jamais mobilisée pour revenir sur cette décision communautaire.
Un premier pas a été franchi, puisque la Commission européenne a mis en place un groupe de travail à haut niveau sur la question des droits de plantation, dont la première réunion se tient demain 19 avril 2012 à Bruxelles.
Jérôme DESPEY, Secrétaire Général adjoint de la FNSEA, en rappelle les enjeux :