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Affirmations
fausses ou erronées
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Réponses de la
FNSEA
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La loi va conduire à
l'interdiction des semences de ferme
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L'Europe est claire : sans
contrepartie à la recherche, l'utilisation de semences de ferme à
partir de variétés protégées est interdite. Les agriculteurs
s'exposaient donc à des contentieux. Aujourd'hui, la Loi stoppe
cette insécurité juridique en légalisant l'utilisation des semences
de ferme !
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Il n'y a pas besoin de
rémunérer la recherche privée
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La création variétale est longue et
coûteuse, mais indispensable pour créer de nouvelles variétés
permettant :
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- L'augmentation des rendements : depuis les années 70 le
rendement blé tendre en France a été multiplié par deux !
- Diminution des intrants / Meilleures qualités
nutritionnelles
- Tolérance aux maladies / Résistance au stress hydrique
De plus, l'accord blé tendre de 2001
permet, grâce aux fonds récoltés, de financer la recherche publique
/ privée (sélectionneurs, INRA, universités, écoles Agro etc).
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La loi se traduira par
une augmentation des charges des exploitants
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Ceux qui utilisent des semences de
ferme de nouvelles variétés bénéficient aussi de la recherche. Les
petits producteurs, commercialisant moins de 92 tonnes de céréales
(environ 14 ha de blé), sont exonérés.
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Elle prévoit une taxe à
l'hectare sur les surfaces fourragères, une augmentation de la CVO
sur le blé tendre…
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La loi donne seulement un cadre et
prévoit des négociations interprofessionnelles pour fixer les
modalités de rémunération des obtenteurs : donc tous les chiffres
alarmistes n'ont aucun fondement. La FNSEA jouera son rôle dans les
négociations pour que la contribution soit acceptable par les
agriculteurs.
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Elle ne reconnaît le
droit d'utiliser ces semences que
pour 21 espèces
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Le texte offre la possibilité
d'ouvrir le dispositif à d'autres espèces, notamment les Cultures
Intermédiaires Pièges à Nitrates (CIPAN).
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Elle rendra les
agriculteurs complètement dépendants
des firmes privées
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Si nous ne nous battons pas pour
préserver le pôle semencier français, nous nous réveillerons un
jour avec 4 ou 5 producteurs de semences au monde (anglo-saxons ou
chinois). Il faut refuser d'être pieds et poings liés face à ces
multinationales qui n'aspirent qu'à breveter leur génétique ! La
création variétale française implique 17 000 agriculteurs
multiplicateurs de semences pour un CA de 2,5 milliards.
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Les producteurs n'auront
plus leur mot à dire
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Les négociations sur les modalités
de financement auront lieu dans le cadre interprofessionnel du GNIS
(Groupement National Interprofessionnel des Semences). La FNSEA y
participera et défendra les agriculteurs !
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La semence de ferme
participe à la baisse des coûts de production
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Utiliser des graines de ferme donne
l'illusion de faire des économies. Une étude du GNIS montre que
s'il n'y avait pas eu de progrès génétique depuis 1989, la
production de blé tendre en 2009 aurait été de 13 % inférieure !
Par ailleurs, il faut aussi tenir compte de la valorisation de
l'augmentation de la qualité de la collecte. Aujourd'hui les blés
panifiables supérieurs représentent 80 % des surfaces.
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La semence reproduite à
la ferme offre une excellente traçabilité parce qu'elle
représente le circuit le plus
court
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La traçabilité, c'est de pouvoir
apporter des preuves de tout ce qu'on a pu mettre en œuvre et non
de rechercher à diminuer le nombre d'intervenants. Dans les
semences certifiées, il y a une obligation de moyens et de
résultats.
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- Obligation de moyens: les contrôles sont réalisés tout au long
de la chaîne par un organisme de certification extérieur, le SOC
(Service officiel de contrôle et de certification sous tutelle du
Ministère de l'Agriculture)
- Et de résultats: des analyses garantissent l'identité et la
qualité de la semence (sanitaire, pureté variétale...).
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Semer avec des semences
de ferme n'altère
pas la réputation de ses
productions
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Les filières devant répondre d'une
qualité irréprochable (meunerie, malterie) ne demandent que des
céréales produites à partir de semences certifiées, seules à
satisfaire leurs exigences en pureté variétale, en qualité
sanitaire…
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La semence de ferme
renforce
la biodiversité
et
la pérennisation de certaines variétés anciennes
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La reproduction à l'identique en
semences de ferme d'une variété, n'accroît en aucune façon la
biodiversité. Pour les grandes cultures, aucune variété utilisée
n'est le fruit d'une conservation ancestrale ; toutes ont été
développées grâce à la création variétale.
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