En disant Je, les Français viennent de renouer avec Le Nous

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Le monde agricole à l’instar de la société Française est choqué par ce qui touche notre Nation.

Les attentats lors de ce tristement célèbre vendredi 13 novembre ont fait que plus rien ne sera comme avant. Des vies ont été fauchées et un mode de vie a été fusillé.

Chacun a sa pudeur pour exprimer sa tristesse, sa colère ou sa peur, mais au fond tout le monde se raccroche enfin aux symboles qui font de la France le vivre ensemble. Le drapeau est hissé de nouveau avec fierté. La Marseillaise est (re)chantée avec ferveur. La France, elle-même, est replacée au coeur.

Retourner danser, au cinéma, au musée, chanter ou tout simplement en terrasse, il s’agit bien de chasser les peurs en misant sur une forme de retour à la normale. « Même pas peur », disent les affiches à République. « On vous aime », disent les petits mots au Bataclan.

Le pays renoue avec les bons et beaux sentiments que seul, parfois le malheur collectif engendre. Cela s’est passé à Paris, la ville lumière qui éclaire les chemins de penser, les libertés de créer, les envies de changer, les désirs de partager. Une ville, une capitale, un point symbolique, une place magique. Cela aurait pu arriver dans un village. Cela aurait pu arriver à côté de chez vous, de chez nous. Des terroristes islamistes tuent et veulent tuer nos valeurs. Des fous veulent nous dire ce qui est bien et normal, comme si la soumission à la barbarie était une voie pour l’homme.

Demain, la France rendra hommage aux morts, aux blessés, aux familles éplorées, aux amis secoués, aux orphelins, nous y serons, nous serons aux Invalides, car les partis politiques, les syndicats, les associations, sont des rouages essentiels de notre démocratie. Nous avons ce devoir historique de répondre aux coups du destin. Nous avons également l’impérative fonction de saluer le courage, les efforts et la volonté de tous ceux qui oeuvrent pour notre sécurité, notre protection, tous ceux qui nous soignent et nous sauvent, tous ceux qui donnent et qui se donnent.

L’heure est au deuil et aux hommages. Demain, il faudra réfléchir à nouveau pour mieux combattre le fanatisme mais aussi mieux développer nos relations avec les pays du Sud : le Sud qui attend de nous beaucoup dans l’égalité et le respect. Un Sud d’espoir en somme.

Un peu partout dans le monde, la France est observée, est attendue, et même enviée. Elle peut servir, non de modèle, mais de partenaire fidèle dans une coopération renforcée avec les pays en développement.

De nouvelles relations économiques et des cultures à approfondir peuvent être le terreau nécessaire au meilleur plutôt que de laisser du terrain au pire.

Je suis Paysan. Je suis Charlie. Je suis Paris. Je suis Terrasse. Je suis Bataclan. En disant je, les Français viennent de renouer avec le Nous.

 

Xavier Beulin, Président de la FNSEA

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