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Agriculture : 2020 des R d’avenir !

30 janvier 2020

L’agriculture veut ouvrir une ère nouvelle, dans une aire élargie où les agriculteurs contribueront à un air plus respirable !

L’agriculture change d’ère
Dans un monde de plus en plus complexe, les repères économiques, géopolitiques, climatiques et sociétaux sont bouleversés et l’agriculture est attendue. Une nouvelle page est à écrire pour plus de résilience : économique pour aller chercher de la valeur ajoutée face à une volatilité accrue des prix, environnementale face à l’immense défi climatique, et sociétale pour répondre aux attentes de la population.

Transition agroécologique, biologie, conservation des sols, agriculture de précision préfigurent des systèmes agricoles multi performants grâce aux possibilités offertes par la science, le numérique et l’innovation, en assimilant rapidement des outils et des techniques que les agriculteurs n’auraient pas imaginé utiliser quelques années auparavant.

L’agroécologie peut nous sauver

L’opinion et les pouvoirs publics doivent être conscients que nombre d’agriculteurs sont déjà entrés de plain-pied dans cette révolution mais il faut du temps pour bâtir ces nouveaux modèles agricoles. Ces « agri-pionniers » ouvrent la voie. Aux Français d’accompagner la réussite de cette nouvelle ère par la transformation de leurs actes d’achats

L’agriculture change d’aire
La géographie agricole évolue. Si les objectifs de souveraineté alimentaire et de relocalisation reviennent souvent au centre des débats, l’agriculture française ne peut s’exonérer de raisonner global. Regarder les défis agricoles avec des œillères françaises, c’est prendre le risque d’être hors sujet. Chaque exploitation agricole est directement connectée au monde.

Un accord commercial, un accident climatique ou sanitaire, une décision politique, un tweet, et le fruit de notre travail gagne ou perd 30 % de sa valeur et peut menacer la pérennité même de nos entreprises. Il faut savoir saisir les opportunités et contrecarrer les excès. Les règles de concurrence mondiales doivent être les mêmes pour tous : n’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas dans nos assiettes !

L’aire d’exercice de l’agriculteur questionne aussi son ancrage territorial. L’espace agricole désormais se partage. Entre citadins, néoruraux et agriculteurs, vision productive et vision récréative des espaces s’opposent. Dans ces conditions, il est parfois difficile pour l’agriculteur de trouver sa place.

L’agriculture change d’air
Les dérèglements climatiques n’épargnent pas l’agriculture. Pour moins subir ces aléas de plus en plus violents et récurrents, il est important d’anticiper et d’inventer de nouvelles solutions. Les agriculteurs comptent sur la recherche, les innovations y compris la gestion des risques et leurs propres expérimentations. Rien ne doit être mis de côté et l’approche scientifique doit redevenir audible et légitime dans le débat public.

Dans la recherche de solutions à la hausse inquiétante des températures, l’agriculture dispose d’atouts pour être une solution. Que ce soit pour la captation du carbone, la production d’énergies renouvelables, la préservation d’une biodiversité vivante, la protection des populations contre les inondations et les incendies… la préservation de l’environnement est une cause commune qui mérite un financement commun.

Monde agricole, des élections menacées par l’abstention

Œuvrer pour le bien commun, les agriculteurs y sont prêts, mais tout effort mérite reconnaissances. Les services environnementaux rendus par l’agriculture ont une valeur, il faut inventer des modèles pour une rémunération contractuelle et durable des agriculteurs ainsi qu’une considération à la hauteur des efforts accomplis.

Souhaitons pour l’avenir, voir émerger une prise de conscience collective que l’agriculture est une chance pour la France. Pour cela, aidons-la à changer d’ère, d’aire et d’air.

La décennie qui s’ouvre doit être celle de la réconciliation entre agriculture et société grâce à une communication positive et conquérante, pour une reconnaissance mutuelle féconde.

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

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