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Le Fil Agricole n°43

7 juillet 2021

N°43 – Semaine du 26 avril 2021 

 
INVITATION PERSONNELLE  : MARDI 18 MAI, LE GRAND RENDEZ-VOUS DE LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE

Madame, Monsieur,

Dans le cadre de la semaine de l’Agriculture, le Conseil de l’agriculture française (CAF), en partenariat avec le Centre national des expositions et concours agricoles (CENECA), organisent le Grand Rendez-vous de la Souveraineté Alimentaire le mardi 18 mai 2021 de 9h30 à 13h00. Il s’agira d’un dispositif 100% digital, ouvert à tous permettant de suivre l’intégralité des débats et d’interagir. 

En présence notamment du Président de la République, Emmanuel Macron et du ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, ce temps fort essayera de repenser la souveraineté alimentaire, la crise Covid ayant remis cet enjeu au cœur des stratégies publiques.

Découvrez le programme complet et inscrivez-vous dès maintenant sur :

www.pourunesouverainetealimentaire.fr

Une première table ronde avec Thierry Breton, Commissaire européen au marché intérieur, François Bayrou, Haut-Commissaire au Plan, Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée chargée de l’Industrie, s’interrogeront sur la nécessité de cette souveraineté.

Puis, une seconde table ronde avec Sébastien Windsor, Président des Chambres d’Agriculture, Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Pascal Canfin, Député Européen, Président de la Commission de l’Environnement et Samuel Vandaele, Président de Jeunes Agriculteurs, réfléchiront sur les nombreux défis pour réussir cette souveraineté.

Enfin, le Président de la République répondra aux questions posées par les agriculteurs. Christiane Lambert, Présidente du CAF, Pascal Cormery, Président de la CNMCCA et Jean-Luc Poulain, Président du CENECA accompagneront ces échanges.

ACTUALITÉS AGRICOLES

VARENNE DE L’EAU : LA NÉCESSITÉ DE RÉSULTATS CONCRETS POUR SORTIR DE L’IMMOBILISME SUR LA GESTION DE L’EAU

La FNSEA et Irrigants de France, souhaitent s’engager pleinement dans le « Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique », annoncé par le gouvernement à l’été, et appellent à utiliser les méthodes demandées depuis longtemps, en faisant confiance à la science pour trouver les meilleures solutions. En effet, l’ensemble des travaux du GIEC et des météorologues convergent vers la certitude que les pluviométries annuelles seront maintenues en volume, mais très déséquilibrées entre la période hivernale et estivale. Il y a donc nécessité à mieux gérer l’eau, c’est-à-dire stocker l’eau de l’hiver quand elle est abondante, afin de pouvoir l’utiliser en été en période de pénurie, en créant ainsi une véritable irrigation de résilience. Mais l’engagement pris lors des Assises de l’Eau en vue d’élaborer au moins 50 projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) d’ici 2022 ne sera pas tenu, et l’écriture des articles de loi Climat et résilience (articles 19 et suivants), tout comme les projets de schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) en cours de finalisation, ne vont pas dans le sens d’une gestion conciliant tous les usages et préservant notre agriculture. Les agriculteurs font part de leurs attentes très fortes et le Varenne de l’eau et du climat devra se montrer ambitieux dans ses orientations finales. La première urgence est alors de sécuriser juridiquement la gestion collective de l’eau et de garder toutes les possibilités pour développer les infrastructures de stockage ou de transferts d’eau pour l’alimentation en eau potable, la préservation des milieux et une production alimentaire diversifiée dans tous les territoires.

REVALORISATION DES RETRAITES AGRICOLES : LE COMBAT DE LA FNSEA SE CONCRÉTISE POUR LES ANCIENS AGRICULTEURS

Comme demandé depuis 2003 par la FNSEA et sa Section nationale des anciens exploitants (SNAE), les petites retraites agricoles seront revalorisées, a compté du 1er novembre. Programmé pour le 1er janvier 2022, ce coup de pouce arrive avec deux mois d’avance sur le calendrier initial et portera la retraite des anciens chefs d’exploitation agricole, à hauteur de 85% du SMIC, soit 1 046 euros net/mois, contre 75% aujourd’hui. Pour 227 000 chefs d’exploitations agricoles, cela représentera en moyenne 100 euros de plus par mois, ce qui représente une avancée forte, qui est estimée à environ 280 millions d’euros par an et qui sera financé par la solidarité nationale et qui concerne les chefs d’exploitation qui ont eu une carrière complète, c’est-à-dire, justifiant 17,5 ans de cotisations. La FNSEA et la SNAE salue cette annonce du gouvernement qui est conforme à leur demande, alors qu’ils pressaient le gouvernement d’accélérer le mouvement depuis de longs mois. Cette mesure était d’autant plus urgente que près de la moitié des agriculteurs et des agricultrices seront en situation de prendre leur retraite dans les 10 années à venir et que les montants des retraites et les pensions versés actuellement sont les plus bas de tous les secteurs d’activité. La FNSEA et la SNAE resteront très vigilantes à ce que ce soit bien la solidarité nationale qui finance cette revalorisation conformément aux engagements du gouvernement et non les actifs agricoles comme cela avait été le cas lors de la revalorisation à 75% du Smic en 2016. Enfin, une autre question reste toujours sur la table : celle des retraites des conjointes de chef d’exploitation qui sont à des niveaux plus bas.

ARTIFICIALISATION DES SOLS : 2,4 MILLIONS D’HECTARES DE SURFACES AGRICOLES EN MOINS DEPUIS 1982, L’ÉQUIVALENT DE 4 DÉPARTEMENTS DISPARUS SOUS LE « BITUME »

L’enquête Teruti, publiée par le ministère de l’Agriculture en avril, révèle que les surfaces agricoles ont ainsi perdu 2,4 millions d’hectares (Mha) depuis 1982, soit 7,7% de terres agricoles en moins, l’équivalent de près de 4 départements. Dans le même temps, les sols artificialisés progressent, passant de 2,9 Mha en 1982 à 5 Mha en 2018, selon cette enquête qui s’appuie sur les données de 1982 à 2018. Même si les surfaces consacrées aux grandes cultures annuelles augmentent de +2,6 Mha sur la période, elles ne compensent pas la perte des surfaces toujours en herbe de -2,3 Mha, des jachères et prairies temporaires de -2,1 Mha, des vignes et vergers de -400 000 ha et des sols agricoles annexes de -200 000 ha. En moyenne, ce sont près de 66 000 ha de terres agricoles qui ont disparu chaque année, soit -0,2%. Géographiquement, la plupart des départements français ont perdu des terres agricoles, mais les pertes les plus importantes sont observées dans les Alpes-Maritimes, avec -3,1% par an, en Haute-Corse, avec -2,3% par an et dans les Pyrénées-Orientales, avec -2,2%. En revanche, le recul semble plus limité dans la diagonale allant du centre-ouest au nord-est de la France métropolitaine. Cette perte d’espaces agricoles va de pair avec l’artificialisation des sols et principalement la progression du non bâtis, 2,2 Mha de sols revêtus ou stabilisés, soit +52% et 1,9 Mha d’autres espaces, soit +71%. Les sols bâtis ne représentent de leur côté que 850 000 ha, soit 17% des sols artificialisés et 1,5% de la superficie de la France métropolitaine. Ainsi, ce qui questionne, c’est que l’artificialisation des sols est 3 fois plus rapide que la hausse de la population, puisqu’entre 2007 et 2017, la population de France s’est accrue de 2,9 millions d’habitants, soit +4,4%, alors que les sols artificialisés ont augmenté de +13,9% soit 593 000 ha supplémentaires.

ACTUALITÉS EUROPÉENNES ET INTERNATIONALES

ACCORD SUR LA LOI EUROPÉENNE SUR LE CLIMAT : LE COPA-COGECA SE FÉLICITE DE LA PRISE EN COMPTE DU STOCKAGE DE CARBONE DANS LES SOLS AGRICOLES

La Comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne (COPA) et le Comité général de la coopération agricole de l’Union européenne (COGECA) se sont félicité le 27 avril de l’accord provisoire conclu au sujet de la loi européenne sur le climat. En effet, cette loi clé déterminera la voie qu’empruntera l’agriculture européenne durant les prochaines décennies et a pour objectif la réduction nette des émissions de gaz à effet de serre. Les conséquences du changement climatique pesant très lourd sur le secteur agricole, nécessitent de mettre l’accent sur l’adaptation au changement climatique et aux solutions. Dans ce sens, l’initiative pour le stockage du carbone dans les sols agricoles constitue, un élément clé de cette politique, par le biais notamment de régimes d’octroi de crédits carbone basés sur le marché. Dans cet accord provisoire, qui prévoit un cadre prometteur pour une coopération juste du secteur, le COPA-COGECA se dit prêt à contribuer pour répondre à ce grand défi tout garantissant la sécurité alimentaire, conformément à l’article 2.1 (b) de l’accord de Paris. Le futur paquet climat intitulé « Ajustement à l’objectif 55 » et la révision correspondante de la législation européenne sur le climat représente ainsi une réelle occasion pour concevoir un cadre politique adapté.

 

BAROMÈTRE HEBDOMADAIRE DES PRODUCTIONS AGRICOLES

Le baromètre hebdomadaire des productions agricoles et le fil rouge de l’actualité des filières nationales et de leurs marchés.

CERISES : ÉTATS DES LIEUX D’UNE CAMPAGNE IMPACTÉE PAR LE GEL

Les dernières données de l’AOP Cerises de France annonce que la campagne cerises de France débutera la première semaine de mai. Les premières cerises seront celles des Pyrénées-Orientales, un département plus ou moins épargné par le gel. Ensuite, arriveront sur les étals les cerises du Gard entre le 8 et le 10 mai prochain. Puis aux alentours du 15 mai, ce seront les cerises du Ventoux, de la Vallée du Rhône et du Tarn-et-Garonne. Enfin, les cerises des Monts du Lyonnais et du Val-de-Loire seront en production dans les premiers jours de juin. Cette année particulière avec les forts gels impacteront aussi la production de cerise. Concernant la première partie de campagne, de mai à mi-juin, la récolte est estimée à 30 à 40% de la production habituelle selon les secteurs, avec de grandes disparités d’un verger à l’autre. À partir de la mi-juin et jusqu’à la fin de la campagne, il est encore tôt pour donner une estimation fiable. Mais au total, la production française de cerises atteindra potentiellement un volume de 35 à 40 000 tonnes dont un tiers est produit dans le Vaucluse, qui reste le premier département producteur de France.

BAROMÈTRE SOCIAL DES PRODUCTEURS LAITIERS : 1/3 ENVISAGENT DE RÉDUIRE OU D’ARRÊTER LEURS PRODUCTIONS

Les résultats du dernier baromètre social du Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (Cniel) sont alarmants. Près d’un tiers des éleveurs laitiers envisagent de réduire ou même d’arrêter la production d’ici les 5 prochaines années et seulement 11% souhaitent l’augmenter. Les facteurs qui expliquent cela sont nombreux : traite des vaches matin et soir 365 jours par an, forte instabilité des prix du lait indexés sur les cours mondiaux, faiblesse des revenus et manque de reconnaissance, tout cela pousse certains paysans à abandonner prématurément et dissuadent d’autres jeunes de choisir ce métier. Il faut noter que les départs à la retraite expliquent un peu moins de la moitié des arrêts ou des baisses de production, et que 20% des cas sont pour des raisons financières, 11% pour des raisons de charge de travail excessive et d’impossibilité de se dégager du temps libre et 7% pour le manque de reconnaissance du métier par la société. Ainsi, en 20 ans environ, le nombre d’éleveurs laitiers a diminué de plus de la moitié dans l’Hexagone, passant de 120 000 à moins de 52 000 en 2019. Géographiquement, les régions les plus impactées sont celles qui produisent le plus de lait en France, c’est-à-dire celles du Grand Ouest, Bretagne, Pays de la Loire et Normandie pour 54,6%. Dans le détail, les éleveurs en conventionnel sont un peu plus nombreux à vouloir lever le pied, à 35%, que ceux en bio, comme les élevages de taille modeste, de 20 à 40 vaches pour 42%. Aujourd’hui, la taille moyenne des troupeaux laitiers atteint 68 animaux, soit près du double qu’en 2000.

INQUIÉTUDES DE L’ÉLEVAGE CAPRIN POUR L’AVENIR DE LA FILIÈRE

Les résultats publiés par la Fédération Nationale des Éleveurs de chèvres (FNEC) et l’Institut de l’élevage (Idele) soulignent des inquiétudes et un bilan assez mitigé pour les éleveurs de chèvres en 2020. Les approvisionnements de lait ont été stables et ont permis de fournir un marché des fromages redynamisé par les confinements, avec une collecte qui s’est même accrue en 2020 avec +19 Ml, pour un volume total de 502 millions, soit +4% par rapport à 2019. Mais, le début d’année correct s’est vite ralenti au fil des mois en raison des sécheresses estivales, mais également en raison de l’appel de la filière à la modération pour éviter une chute des prix. Dans le détail, avec 223 Ml soit 45% de la collecte nationale, la région Nouvelle-Aquitaine reste toujours la locomotive de la production laitière caprine, devant les Pays de la Loire et l’Occitanie. Concernant le prix, le marché du lait de chèvre reste dynamique et attractif, puisque le prix de base du lait a grimpé de +3,5% en 2020, pour s’établir à 681 €/1 000 litres. Cependant, ces bons chiffres cachent, selon la FNEC et l’Idele, une réalité et des perspectives plus inquiétantes. D’abord parce que l’’indice des prix d’achat des moyens de production agricole (IPAMPA) a atteint, l’an dernier un niveau historique, jamais vu depuis 2005, en raison de la flambée des prix des aliments. Au dernier trimestre 2020, les charges en élevage se sont envolées à +4%. La fabrication de fromages qui est restée stable en 2020 avec 99 000 tonnes pourrait alors être impactée, à l’instar de la baisse déjà constatée sur le lait conditionné de -1% et les yaourts de -1%. Aussi, la FNEC s’inquiète de la persistance de la crise du chevreau, dont les cours ont eu beaucoup de mal à décoller, puisque les prix ont stagné entre 2,60 à 2,70 €/kg vif de mars à septembre et sont revenus à des valeurs plus normales à Noël pour 4,20 €/kg vif.

PROGRESSION POUR LE COURS DE L’AGNEAU

S’inscrivant dans un contexte des fêtes religieuses juive, chrétienne et musulmane, la consommation française de viande ovine progresse, les envois de viande néo-zélandaise de viande vers la Chine explosent et la production européenne et mondiale de viande ovine marque le pas. La note de conjoncture de l’Institut de l’élevage (Idele), constate que le kilogramme de viande d’agneau valait 7,65 € en semaine 13, soit 1,12 €/kg de plus que l’an passé à la même période et même 1,45 €/kg de plus que la semaine pascale en 2020. Aussi, au Royaume-Uni les cours progressent, à 6,19 £/kg en semaine 13, ils étaient en moyenne supérieurs de 36% à leur niveau de 2019, en Irlande également à 8,10 €/kg en semaine 14, les cours avaient progressé de 1,60 € sur un an. La conjonction calendaire des fêtes religieuses et la production de viande ovine relativement restreinte en Europe et dans le monde ont permis de doper les prix. Les éleveurs d’ovins français sont motivés pour accroître leur cheptel, et en février 2021 ils ont moins réformé de brebis, -3% sur un an, et ils ont produit davantage d’agneaux, +5%. Même s’il était impossible de connaître l’état des mesures sanitaires pour Pâques 2021, la production ovine de viande française a crû de 8% puis de 4% en janvier et en février dernier, par rapport à la même période l’année passée. Ainsi, toutes catégories confondues, 6 420 tonnes équivalent carcasse (téc) de viande ovine étaient disponibles en février 2020 et la production nationale aurait même davantage progressé en mars. Au niveau européen, peut-être dû au Brexit, les expéditions de viande vers Allemagne étaient de 800 téc en février 2021, soit x 43 sur un an, tout comme vers la Belgique et vers l’Italie qui ont explosé.

 

Contact

Service affaires publiques FNSEA
mail : guillaume.lidon@reseaufnsea.fr
tél : 01 53 83 48 92 
 

 

 

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