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Le Fil Agricole n°67

11 février 2022

N°67 – Semaine du 07 février 2022

ACTUALITÉS AGRICOLES

SONDAGE : LES FRANÇAIS, L’AGRICULTURE ET L’ALIMENTATION

Image, rémunération, environnement, politique agricole, alimentation, grande distribution… L’Institut OpinionWay pour le compte de cabinet de conseil CALIF a balayé les grands thèmes agricoles au regard de l’élection présidentielle. Pas moins de 90 % des personnes interrogées déclarent avoir une bonne image des agriculteurs. Selon l’orientation politique des sondés, ce sont les électeurs de Valérie Pécresse qui ont l’opinion la plus favorable sur les agriculteurs (97 %) devant ceux d’Emmanuel Macron (94 %), d’Éric Zemmour (93 %) et de Yannick Jadot (90 %). Les électeurs de Marine Le Pen (87 %), de Christiane Taubira (85 %) et de Jean-Luc Mélenchon viennent ensuite. Une majorité de Français (80 %) estime aussi que les agriculteurs ne sont pas assez soutenus par les pouvoirs publics. Quant à payer plus cher les produits alimentaires pour garantir une rémunération plus juste des agriculteurs, 71 % des Français y sont favorables : 85 % des électeurs de Christiane Taubira, 81 % de ceux de Valérie Pécresse et 80 % des électeurs d’Emmanuel Macron et de Yannick Jadot. Un score qui tombe sous la barre des 70 % avec les électeurs d’Éric Zemmour (66%), de Jean-Luc Mélenchon (64%) et de Marine Le Pen (61%).

OpinionWay a également interrogé son panel sur la rémunération des agriculteurs. Seulement 18 % des sondés estiment que les agriculteurs sont rémunérés à leur juste valeur. Le chiffre grimpe à 21 % pour les électeurs de Marine Le Pen et Yannick Jadot et même à 27 % pour ceux qui s’apprêtent à voter Mélenchon. Ceux de Valérie Pécresse sont dans la moyenne (18 %). Seuls 11% des électeurs de Christiane Taubira et 14 % de ceux d’Éric Zemmour partagent cette opinion.

Sur le volet environnement, 47 % des Français estiment que les agriculteurs jouent un rôle positif en matière de protection de l’environnement et 37 % estiment l’impact neutre (« Ni l’un ni l’autre). Une très petite minorité (15 %) jugent que l’agriculture joue un « rôle négatif » en termes de protection de l’environnement. Ici encore, la perception diffère selon la couleur politique : les électeurs de Valérie Pécresse (57 %), d’Éric Zemmour (56 %) de Marine Le Pen (50 %) et de Jean-Mélenchon (50 %) jugent l’action des agriculteurs positive dans ce domaine. Ceux d’Emmanuel Macron (48 % ), de Yannick Jadot (33 %) et de Christiane Taubira (31 %) partagent cet avis.

Autre enseignement de ce sondage : Les Français souhaitent que la future politique agricole ait pour objectif « une rémunération plus juste des agriculteurs » (35 %), qu’elle produise suffisamment de nourriture en France (24 %) et qu’elle ait un impact positif sur l’environnement (23 %). Pas moins de 44 % des électeurs d’Éric Zemmour, 38 % de ceux de Valérie Pécresse et d’Emmanuel Macron et 35% de ceux de Marine Le Pen fixent « une rémunération » plus juste en tête des objectifs à atteindre. Sans surprise, près de la moitié des électeurs de Yannick Jadot (49 %) et de Christiane Taubira (46 %) misent au contraire sur la protection de l’environnement. Mais les moyens d’y parvenir diffèrent selon l’électorat. Ainsi les électeurs de Valérie Pécresse (91 %), d’Emmanuel Macron (83 %) et de Christiane Taubira (74 %) estiment que l’apport de la science à l’agriculture permettra de réduire l’utilisation des pesticides. Ils sont seulement 72 % chez Yannick Jadot, 71 % chez Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour et 67 % chez Marine Le Pen à partager cet avis. (76 % toutes opinions confondues). Ils sont tout autant (75 %) à considérer que cette science permettra de disposer d’aliments plus respectueux de l’environnement, de mieux prendre en compte la condition animale dans l’élevage (73 %) et à mieux lutter contre le changement climatique (69 %).

Dans ce large tableau agricole et alimentaire, OpinionWay a questionné son panel sur les éléments qui font de la France une grande nation agricole. Pour une majorité d’entre eux, ce sont ses vins (65 %) et sa gastronomie (64 %). Viennent ensuite la diversité de sa nourriture (48 %) et la qualité de ses produits agricoles (46 %). Pas moins de 95 % des sondés affirment que l’alimentation est une composante essentielle du mode de vie à la France. 52 % le pensent « tout à fait », avec une majorité de 35-64 ans (57%) et 43 % « Oui, plutôt ». Interrogés sur l’image des acteurs de l’alimentation, 93 % des Français disent avoir une bonne opinion des commerces alimentaires de proximité (primeurs, bouchers… ). Par ailleurs, si la grande distribution recueille 59 % de bonnes opinions (52 % assez bonne et 7% très bonne), l’industrie agroalimentaire (IAA) ne parvient pas à recueillir une majorité de bons suffrages. En effet, 52 % des sondés affirment avoir « une assez mauvaise » (37 %) et même une « très mauvaise opinion » (14 %). Enfin, OpinionWay souligne que ce qui caractérise le plus le Français à l’étranger, c’est l’alimentation, pour 74 % des personnes interrogées, devant son patrimoine culture (58 %), ses produits de luxe (38 %) et son histoire (34 %). Retrouvez le sondage ICI

LOI ASSURANCE RECOLTE : FNSEA ET JA SALUENT UN CADRE RENFORCE PAR LE SENAT

Le projet de loi portant réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture a été adopté à une large majorité par le Sénat le 8 février. Les Sénateurs ont voulu « muscler le dispositif », tout en confirmant les grands principes du projet adopté par l’Assemblée nationale. FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) approuvent cette volonté de donner un signal positif dès le lancement de la réforme, à la hauteur des objectifs ambitieux affichés. A ce titre, le lancement de la réforme sera selon les syndicats « crucial et déterminant et devra reposer sur une confiance mutuelle et un engagement budgétaire de l’Etat à la hauteur ». En ce sens, l’article complémentaire visant à annexer un rapport qui fixe les orientations relatives au pilotage du dispositif de gestion des risques en agriculture par l’État pour les premières années suivant l’entrée en vigueur de la loi « doit être vu comme une base indicative pour la fixation des niveaux d’intervention publique au niveau réglementaire ». FNSEA et JA saluent parallèlement l’accord trouvé entre le Gouvernement et les sénateurs qui permet de moduler les aides à l’installation en cas de souscription d’un contrat d’assurance récoltes ou de réalisation d’un diagnostic de gestion des risques constatant un niveau de maîtrise des risques suffisant sur l’exploitation Compte tenu des délais de mise en œuvre contraints, FNSEA et JA espèrent vivement que les parlementaires sauront trouver un accord au sein de la prochaine commission mixte paritaire pour que le mécanisme unique reposant sur une offre assurantielle rénovée et l’expression d’une solidarité nationale soit applicable au 1er janvier 2023.

ACTUALITÉS EUROPÉENNES ET INTERNATIONALES

ESPECES INVASIVES : LA FRANCE BIENTOT A L’AMENDE ?

La Commission européenne a pris, le 9 février, « des mesures juridiques à l’encontre de quinze États membres dont la France » parce qu’ils n’ont pas élaboré, ni mis en œuvre et encore moins communiqué leurs plans d’actions pour lutter contre les espèces invasives, qu’elles soient végétales et animales. Or le Green Deal ainsi que la stratégie Biodiversité 2030 préconisent de rétablir, restaurer et protéger les écosystèmes, souligne la Commission. Les 66 espèces invasives (jacinthe d’eau, frelon asiatique, raton laveur, renouées asiatiques, datura stramoine…) qu’elle a répertoriées sont l’une des cinq causes principales de la perte de biodiversité en Europe et dans le monde. Les dommages que ces espèces génèrent à l’économie européenne sont estimés à 12 milliards d’euros par an. Après une mise en demeure en juin 2021, les réponses apportées par les quinze États membres, ont été considérées comme insuffisantes par la Commission. « Les pays en question disposent d’un délai de deux mois pour répondre et prendre les mesures nécessaires. À défaut, la Cour de justice de l’Union européenne pourrait être saisie », prévient la Commission.

NUTRISCORE : L’ITALIE EN VEUT A LA FRANCE

Le gouvernement italien de Mario Draghi et les producteurs de vin s’opposent au Nutriscore dont les critères qui classent le vin italien en F avec la couleur noire. De même, ils s’inquiètent de « la énième folie d’un étiquetage qui pénalise les aliments naturels et sains comme l’huile d’olive ainsi que les produits à dénomination d’origine tirés de l’excellence des territoires », a fustigé le secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Gian Marco Centinaio. Lancé sur l’initiative de la France en 2017, le Nutriscore, qui est géré par Santé Publique France, commence à s’imposer un peu partout en Europe. Le gouvernement italien craint qu’il ne devienne à terme une norme européenne. Il demande une clarification des critères du Nutriscore. Massimiliano Giansanti, président de la Confagricoltura qui rassemble les organisations agricoles, a dénoncé « un étiquetage inacceptable de produits de qualité qui contribuent aussi à la qualité de la vie ».

BAROMÈTRE HEBDOMADAIRE DES PRODUCTIONS AGRICOLES

Le baromètre hebdomadaire des productions agricoles et le fil rouge de l’actualité des filières nationales et de leurs marchés.

REVENUS : LES ECARTS SE CREUSENT ENTRE PRODUCTEURS DE VIANDE BOVINE

D’après l’analyse réalisée sur 195 exploitations par l’Institut de l’élevage (Idele), il ressort que les éleveurs « Diversifiés grandes cultures, naisseurs-engraisseurs de jeunes bovins » (189 ha SAU et 77 vaches allaitantes-VA) ont profité de la conjoncture très favorable des marchés de la viande et des céréales. Leur revenu courant en 2021 a atteint 46 100€/UMO en moyenne. Il est supérieur de 16 000 €/Unité de main d’œuvre (UMO) à celui de l’an passé et il est deux fois plus élevé qu’en 2018. A contrario, le revenu des éleveurs « engraisseurs de veaux de lait et de veaux sous la mère » (79 VA pour 1,9 UMO) est trois fois plus faible (13 400 €/UMO) malgré la bonne stabilité du marché des veaux sous la sous la mère. Les « Naisseurs spécialisés extensifs » ont un revenu à peine plus élevé (13 700 €/UMO). Il est toutefois en légère hausse (+ 500 €/UMO) pour la première fois depuis six ans. En 2016, il était de 22 000 €/UMO. Les autres systèmes d’élevage dégagent des revenus par UMO intermédiaires. Celui des éleveurs « Diversifiés grandes cultures et naisseurs » est 38 100 €/UMO en moyenne. Comme ils ont bénéficié de la bonne conjoncture de céréales, leur revenu est le plus élevé de ces dix dernières années. Les « Naisseurs engraisseurs spécialisés » ayant bien valorisé leurs vaches de réforme et leurs jeunes bovins engraissés, ont dégagé un revenu de 31 300 € par UMO. Alors que les « Naisseurs spécialisés » (19100 €/UMO) ont pâti du marché atone des animaux maigres. Autre enseignement de l’Idele : les éleveurs n’ont dégagé aucune marge financière de sécurité.

Contact

Service affaires publiques FNSEAmail : guillaume.lidon@reseaufnsea.frtél : 01 53 83 48 92  

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