En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des contenus ciblés adaptés à vos centres d’intérêts et réaliser des statistiques de visite.
Conservation et accès aux informations

La conservation d’informations ou l’accès à des informations déjà conservées sur votre appareil, par exemple, des identifiants de l’appareil, des cookies et des technologies similaires.

Google analytics

Les cookies de google analytics permettent de connaitre la fréquentation du site.

Menu
headeraxe

Manifeste pour une souveraineté alimentaire solidaire

UNE ALIMENTATION POUR TOUS DANS LE RESPECT DE LA PLANÈTE

Savoir tirer les leçons de la crise du Covid-19 : 4 axes de réponses

Depuis le début de l’épidémie du Covid-19, l’agriculture est au cœur de l’attention de tous et l’alimentation est redevenue un enjeu au centre des politiques publiques, qui remettent en avant la notion de souveraineté alimentaire.

La souveraineté alimentaire :

  • S’appuie sur une agriculture pour assurer une croissance durable : Axe 1.
  • C’est d’abord conforter l’acte de production en France : Axe 2.
  • Ce n’est pas le repli sur soi ou le rejet des échanges mais une chance pour la France : Axe 3.
  • Doit être portée au niveau européen : Axe 4.

Cette page « plateforme des propositions de la FNSEA » est un espace ressource pour donner la vision globale avec des analyses, des objectifs, les enjeux et les défis que représente pour la FNSEA la crise du Covid-19 et sa résolution. Vous y trouverez progressivement toutes les informations, contenus médias et commentaires de la FNSEA sur la sortie de crise et son analyse des mesures gouvernementales et des évolutions à venir.

axe1

IL FAUT UN PACTE ENTRE CITOYENS ET AGRICULTEURS POUR ASSURER UNE CROISSANCE DURABLE DE L’AGRICULTURE

axe2

IL FAUT RÉORIENTER NOS POLITIQUES PUBLIQUES

axe3

IL FAUT FAIRE DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE UN ENJEU STRATÉGIQUE POUR NOTRE PAYS ET POUR L’EUROPE

axe4

IL FAUT PLUS D’EUROPE !

axe1

IL FAUT UN PACTE ENTRE CITOYENS ET AGRICULTEURS POUR ASSURER UNE CROISSANCE DURABLE DE L’AGRICULTURE

Les agriculteurs s’engagent sur la transition écologique
pour apporter les solutions de demain :

  • Sur l’adaptation au changement climatique,
  • Sur le développement de la biodiversité,
  • Sur la réduction des produits phytosanitaires lorsque des alternatives pour la protection des plantes existent à coût acceptable
  • Sur le développement de circuits de distribution avec une meilleure répartition de la valeur…

La société s’engage à accompagner la transition écologique de l’agriculture française :

  • En privilégiant le dialogue constructif plutôt que la stigmatisation destructrice des pratiques
  • En plaçant les agriculteurs en situation de vivre dignement de la vente de leurs produits afin de répondre toujours mieux aux attentes sociétales sur la transition écologique
  • En permettant la conciliation entre activité économique et transition écologique

L’Etat s’engage à accompagner financièrement et réglementairement :

  • En cessant la politique exclusive de montée en gamme mais en donnant à l’agriculture française la possibilité de produire pour toutes les gammes
  • En accompagnant les transitions écologiques de toutes les exploitations agricoles (conventionnelles, labellisées, certifiées…)
  • En mettant en place une politique ambitieuse de développement de l’économie circulaire
  • En s’appuyant sur la recherche, fondamentale et appliquée, et l’innovation, notamment des agriculteurs, pour trouver les réponses permettant de soigner les plantes et les animaux
axe2

IL FAUT RÉORIENTER NOS POLITIQUES PUBLIQUES

Il faut défendre une indépendance agricole française pour l’alimentaire et le non alimentaire :

En valorisant l’acte de production sur le territoire

  • En exigeant de la puissance publique le respect des conditions d’un juste partage de la valeur via des prix agricoles rémunérateurs, la crise démontrant les déséquilibres du rapport de force entre acteurs des filières…
  • En fixant des objectifs de production par filières au sein des interprofessions,
  • En s’appuyant sur la pluralité des formes d’agriculture française qui offre une production de qualité sanitaire irréprochable
  • En donnant de la compétitivité et de la résilience aux exploitations françaises pour faire face aux aléas (économiques, climatiques, sanitaires, règlementaires), notamment pour les exploitations agricoles qui produisent pour les segments de marché à faible valeur ajoutée,
  • En réduisant la complexité administrative des exploitations (fiscale, sociale, environnementale) qui deviennent des charges fixes disproportionnées
  • En renforçant les territoires, espaces de proximité, en stimulant les implantations économiques par des avantages fiscaux…
  • En valorisant les métiers et les formations agricoles afin de les rendre attractives et en favorisant l’émergence de projets source d’emploi dans un contexte de remontée du chômage

En confortant et en (re)construisant des filières sur le territoire

  • Par une politique d’investissement et de compétitivité (notamment via des baisses de charges) qui s’appuie sur la recherche et l’innovation sur l’ensemble des maillons des filières et notamment la logistique et les capacités de stockage.
  • Par la promotion de l’origine France permettant d’associer les consommateurs, de les responsabiliser et de les former sur la construction du prix de leur alimentation,
  • Par la mise en oeuvre des EGA afin de favoriser la contractualisation et mener des politiques de long terme
  • Par un partage de la valeur qui permet de tenir compte des coûts de production français
  • Par le développement de filières longues de biomasse génératrice de valeurs non alimentaires (énergie, bioplastique, chimie verte…)

Il faut se doter de moyens à la hauteur de l’ambition

  • Par un budget de la PAC en hausse sur les 1er et 2nd piliers : refus de la baisse. La PAC doit être repenser par le prisme de la souveraineté alimentaire et économique européenne, à l’heure où le multilatéralisme est en berne.
  • Par des affectations budgétaires d’envergure pour favoriser l’investissement productif Agri-Agro et accompagner les transitions écologique et énergétique
  • En tirant meilleur parti d’une interaction plus forte et cohérente entre l’Etat et les collectivités territoriales (Régions notamment) dans la définition et la mise en oeuvre des politiques d’investissement ou de recherche et développement
axe3

IL FAUT FAIRE DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE UN ENJEU STRATÉGIQUE POUR NOTRE PAYS ET POUR L’EUROPE

La souveraineté alimentaire est une chance pour la France et pour l’Europe :

  • Pour les consommateurs
  • Pour plus de résilience face aux crises,
  • Pour plus d’emploi,
  • Pour plus de dynamisme territorial
  • Pour les équilibres alimentaires mondiaux,
  • Pour plus de stabilité politique internationale.

La souveraineté alimentaire nécessite de repenser l’attitude de la France et de l’Europe face à la mondialisation, ce n’est pas un repli sur soi :

  • Des outils de correction de marchés sont nécessaires pour permettre aux agriculteurs de supporter la volatilité. Des mécanismes de gestion de crise s’imposent pour une meilleure répartition de la valeur.
  • Prôner la souveraineté alimentaire en France, c’est aussi prôner la capacité des pays en développement à construire leur propre modèle de développement agricole. La capacité des pays en développement à construire leur souveraineté alimentaire est un gage de stabilité.
  • Mais le développement du commerce international demeure indispensable car il est impératif que la France et l’Europe participe à l’équilibre alimentaire mondial. L’export agro-alimentaire est, ne l’oublions pas, une clé de la balance commerciale excédentaire française et de la création de richesse et d’emploi en France
  • Nous souhaitons donc à la fois produire suffisamment pour le marché alimentaire interne et être présent dans les échanges internationaux, mais à des conditions équitables : N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas !
axe4

IL FAUT PLUS D’EUROPE !

  • Comme en 2008, les institutions européennes ont rapidement réagi pour des simplifications administratives… Mais dès qu’il s’agit d’aborder les questions budgétaires, les dissensions entre Etats Membres resurgissent et bloquent l’action, pourtant attendue de l’Union…
  • La PAC est pourtant la première politique intégrée et demeure un ciment de l’UE.
  • La PAC doit fixer un objectif de production à l’Union Européenne pour garantir une alimentation pour tous, tous les marchés, tous les budgets, en étant irréprochable sur la traçabilité et la partie sanitaire. Agriculture conventionnelle, agriculture biologique, agriculture raisonnée, circuits courts, haut de gamme, entrée de gamme, la politique agricole européenne doit s’appuyer sur la diversité des formes d’agriculture dans le but de nourrir nos concitoyens qu’ils soient dans les villes ou en zone rurale.
  • Plus d’Europe, c’est aussi réduire d’urgence les distorsions internes à l’UE et aller vers plus d’harmonisation fiscale, sociale et environnementale. Ce chantier est en panne.
  • Plus d’Europe, c’est enfin repenser le rôle des institutions et le renforcement de l’Union politique grâce à un véritable système de responsabilité démocratique, de légitimité et de renforcement des institutions (Gouvernement de la zone Euro).