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Le Fil Agricole n°69

25 février 2022

N°69 – Semaine du 21 février 2022

ACTUALITÉS AGRICOLES

SALON DE L’AGRICULTURE 2022 : LA FNSEA VOUS ACCUEILLE

La très attendue « édition des retrouvailles » du Salon International de l’Agriculture 2022 (SIA) se tiendra au Parc des Expositions de la Porte de Versailles du 26 février au 6 mars. La promesse de la 58ème édition du SIA est de se concentrer sur le lien plus fort que jamais, qui unit les agriculteurs et les consommateurs, alors qu’un récent sondage déclare que 8 français sur 10 ont davantage pris conscience de l’importance du travail des agriculteurs depuis la crise sanitaire. La FNSEA sera présente sur le Salon, avec de nombreux évènements quotidiens, dont notamment : une animation avec OpenAgriFood dès le samedi et le dimanche ; une table ronde sur les outils innovants de financement le lundi, une autre table ronde le mardi sur la transition environnementale et climatique puis un déjeuner avec des parlementaires ; un temps fort « manifeste pour des ruralités vivantes » et un cycle de mini-conférences le mercredi ; une chaine du don avec les Banques alimentaires et Solaal le jeudi et la remise des prix du Tour de France ; une table ronde sur l’orientation et les jeunes avec ONISEP le vendredi… et de nombreux autres évènements. Tout au long de la semaine, de nombreux candidats à l’élection présidentielle viendront aussi à la rencontre du monde agricole et de ses représentants. Le salon est le rituel incontournable où rencontres, échanges et partage ont chacun leur part, d’autant plus dans cette année électorale charnière. C’est pourquoi nous vous attendons nombreux sur le stand de la FNSEA : Hall 4, Allée B, stand 79.

Retrouver l’agenda des événements sur le stand FNSEA – > ICI

INTERDICTION DE L’IMPORTATION DES VIANDES DOPÉES AUX ANTIBIOTIQUES DE CROISSANCE : UN PAS DE PLUS VERS LA RÉCIPROCITÉ DES NORMES

Un arrêté paru mardi applique enfin le règlement communautaire adopté en 2019 et qui interdit d’importer, d’introduire et de mettre sur le marché en France des viandes et produits à base de viande issus d’animaux ayant reçu des antibiotiques, comme activateurs de croissance. Cet arrêté constitue donc un premier pas encourageant dans la lutte contre les distorsions de concurrence. La réciprocité des normes appliquée aux produits importés est en effet indispensable pour protéger une agriculture européenne qui applique les règles les plus strictes au monde en matière de durabilité sociale et environnementale. Cependant, l’Union européenne a conclu le CETA en 2017 et failli signer les accords du MERCOSUR, alors que les antibiotiques facteurs de croissance sont interdits en Europe depuis le 1er janvier 2006. Il faut alors rester lucide sur la difficile bataille qui s’engage pour faire accepter une réciprocité totale des normes sur les plans social, environnemental, sanitaire mais aussi de bien-être animal. Il faudra ainsi être très vigilants sur les contrôles auprès des importateurs afin qu’ils prennent bien toutes les garanties nécessaires pour faire appliquer les normes européennes.

ACTUALITÉS INTERNATIONALES ET EUROPEENNES

GUERRE EN UKRAINE : UNE MENACE POUR L’APPROVISIONNEMENT MONDIAL EN ENGRAIS ET EN CÉRÉALES ET DES INQUIÉTUDES SUR DE POSSIBLE RÉTORSIONS AGRICOLES

Selon l’analyse de FranceAgriMer, le conflit majeur entre la Russie et l’Ukraine pourrait menacer l’approvisionnement en engrais. Jusqu’à présent, les prix des hydrocarbures et des engrais augmentaient mais l’approvisionnement des marchés n’était pas remis en cause. Cependant le conflit pourrait s’étendre sur les marchés des fertilisants, entraînant une potentielle pénurie d’engrais, car la Biélorussie et la Russie font partie du cercle restreint des pays exportateurs d’engrais de la planète, avec 40 % des exportations mondiales de potasse. La Russie occupe une part importante des marchés intermédiaires des engrais azotés, intermédiaires et finis. Aucun autre pays exportateur d’engrais n’est en mesure de prendre le relais si la Russie et la Biélorussie sont dans l’impossibilité d’abonder les marchés en fertilisants. Aussi, à moyen terme, le conflit pourrait impacter les échanges commerciaux de céréales, car l’Ukraine représente 12 % des exportations mondiales de blé et le bassin de la Mer Noire concentre 30 % des échanges commerciaux de blé et de maïs de la planète. Enfin, les sanctions prévues par l’Europe vis-à-vis de la Russie constitut un sujet de forte inquiétude. Effectivement, ces mesures créent un risque énorme de rétorsion contre les produits européens, au premier rang desquels les produits agricoles. Comme cela c’était passé en 2014, après l’annexion de la Crimée, l’Europe avait pris une série de sanctions financières et la Russie avait riposté en imposant un embargo sur les produits agricoles, notamment laitiers. Nous n’avons d’ailleurs jamais retrouvé les volumes que nous avons perdu à ce moment-là et la Russie en a profité pour reconquérir sa souveraineté alimentaire.  

BAROMÈTRE HEBDOMADAIRE DES PRODUCTIONS AGRICOLES

Le baromètre hebdomadaire des productions agricoles et le fil rouge de l’actualité des filières nationales et de leurs marchés.

PRODUCTION PORCINE : +7,1% POUR LE PRIX DE L’ALIMENE ET +4,4 % POUR LE COÛT DE PRODUCTION

Selon la Fédération Nationale Porcine (FNP), une association spécialisée de la FNSEA, les indicateurs interprofessionnels sont en forte hausse sur le seul second semestre 2021, avec +7,1 % sur le prix de l’aliment et +4,4 % pour le coût de production en viande porcine. Elle demande que cette hausse soit répercutée en aval de la chaîne mais aussi sur le prix payé aux producteurs. Il s’agit en effet, de 10 à 20 centimes au kg de carcasse soit quelques centimes de plus en magasin pour le consommateur, d’autant que les éleveurs subissent une crise inédite depuis 7 mois. Rappelons que les négociations commerciales, qui doivent tenir compte de la loi Egalim 2, s’achèvent fin février.

FILIÈRE AVICOLE ET CUNICOLE : DES ÉLEVEURS ASPHYXIÉS PAR LA FLAMBÉE DES MATIÈRES PREMIÈRES

La Confédération Française de l’Aviculture (CFA), une association spécialisée de la FNSEA, indique que les éleveurs des filières avicoles et cunicoles sont dans une situation catastrophique et sont asphyxiés. En cause, la flambée du prix des matières premières qui accroit les charges de production, puisque le coût de l’alimentation des volailles représente à lui seul 65 % du coût de production. Alors que la loi Egalim 2 est censée protéger la rémunération des agriculteurs, garantir une meilleure répartition de la valeur au sein de la filière et une juste rémunération de l’ensemble des maillons, les hausses de coûts ne sont pas répercutées. La CFA réclame une revalorisation immédiate des prix payés aux éleveurs, car il en va de la survie de nos filières avicoles et cunicole françaises, et de la souveraineté alimentaire.

INTRANTS : 20 % DE HAUSSE DE PRIX

Les prix d’achat des intrants ont atteint des sommets. A la fin du mois de décembre 2021, leur hausse de +19,8 % sur un an, était supérieure à l’augmentation des prix des produits agricoles de +17,8 %. Les prix de l’énergie ont augmenté de 30,8 % et ceux des engrais dans leur ensemble de 90,3 %. En grandes cultures, l’indice des prix d’achat des intrants (Ipampa) a toutefois moins progressé (+26,3 %) que les prix des céréales (+37,9 %) et des oléagineux (+56,3 %). En glissement annuel, l’indice Ipampa n’a crû que de 10,6 %. Mais à la fin de l’année passée, l’effet ciseau prix-charges n’a épargné aucune filière animale : les prix du bétail n’ont progressé que de 10,6 % en 2021 et ceux du porc sont à peine supérieurs à leur niveau de la fin de l’année 2020. Or les prix d’achat des aliments ont crû de 14,3 % l’an passé. L’augmentation du prix du lait (+8,2 %) est aussi inférieure à celle des aliments (+12,8 %). Pour produire des fourrages, les éleveurs subissent de plein fouet la flambée des prix de l’énergie et des engrais. En conséquence, les agriculteurs épandent moins d’engrais. Sur un an, toutes les livraisons sont en net repli : -6,6 % à -21,4 % selon les éléments fertilisants (azote Phosphore, potassium).

Contact

Service affaires publiques FNSEAmail : guillaume.lidon@reseaufnsea.frtél : 01 53 83 48 92  

 

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