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Le Fil Agricole n°75

22 avril 2022

N°75- Semaine du 18 avril 2022

ACTUALITÉS AGRICOLES

PRÉSIDENTIELLE 2022 : LA FNSEA APPELLE « A VOTER »

Dans une lettre datée du 15 avril adressée à son réseau régional et départemental ainsi qu’à ses associations spécialisées, la FNSEA appelle à voter à l’élection présidentielle. Rappelant que la FNSEA est statutairement apolitique, garante de son indépendance à l’égard de tout pouvoir politique, sa présidente Christiane Lambert indique clairement la nécessité, pour tous les agriculteurs, d’aller voter. Elle insiste sur les 30 propositions que la FNSEA formule pour relancer la production agricole sur nos territoires métropolitains et d’outre-mer, au profit d’une souveraineté alimentaire durable. Une ligne qui doit s’inscrire dans une ambition européenne plus que jamais robuste et partagée. Affichant clairement sa volonté d’être « un syndicat de solutions », la FNSEA appelle le prochain chef de l’Etat à des « réformes courageuses et à des décisions pragmatiques.

257 000 PROJETS DE RECRUTEMENT EN AGRICULTURE, MAIS UN RISQUE DE PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE

À la suite de la publication de l’enquête Besoin de Main d’Œuvre (BMO) de Pôle Emploi et du baromètre de son Observatoire Emploi Formation, la FNSEA rend compte des enseignements de l’état du marché de l’emploi agricole et à l’approche des récoltes et prévient des risques de pénuries à venir de main-d’œuvre. Réalisées fin 2021, les études révèlent qu’actuellement, 257 400 projets de recrutement sont recensés dans le secteur agricole pour l’année 2022. Ces projets représentent ainsi près de 10 % des projets de recrutement, tous secteurs confondus en France, devant ceux de la restauration, de l’entretien ou encore de l’aide à domicile. Parmi ces projets de recrutement, 38 000 sont des emplois dits non saisonniers (CDI ou CDD de plus de 6 mois). Le secteur agricole poursuit sa progression dans la création d’emploi permanents avec 6 100 postes de plus qu’il y a un an. Cependant, cette dynamique positive dans la création d’emploi se heurte à des difficultés de recrutement toujours plus prégnantes, puisque 1 recruteur sur 2 éprouve des difficultés à recruter. C’est particulièrement le cas pour les productions viticoles et arboricoles qui recensent le plus grand nombre de postes à pourvoir (120 000 postes). Face à ce constat, la FNSEA, et son réseau, multiplient les actions de communication de terrain pour porter à la connaissance du plus grand nombre la disponibilité de ces postes, leur caractère essentiel et plus largement promouvoir la diversité des métiers que recèle le secteur agricole. Les personnes qui souhaitent candidater peuvent se rendre dès à présent sur le site : www.lagriculture-recrute.org

GRANDES CULTURES : UN NOUVEL OUTIL POUR ÉVALUER SES CHARGES, ANTICIPER ET S’ADAPTER

L’Association Générale des Producteurs de Blé (AGPB), l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) et l’Union Nationale des producteurs de Pommes de Terre (UNPT) en collaboration l’Institut du végétal (Arvalis) viennent de mettre au point un outil qui permet de simuler sa marge brute au regard de l’évolution de ses charges et des cours. Cet outil appelé ImpactCharges permet de déterminer par exemple qu’une augmentation d’un euro € du prix de l’unité d’azote entraine pour les céréales à paille une augmentation du coût à la tonne allant de 23 à 26 €/t, jusqu’à 35 €/t pour un blé dur. Un incident climatique qui ferait baisser le rendement de 10 % entrainerait un coût supplémentaire imputable à l’azote d’environ 5 €/t. Il répond ainsi à ces besoins en apportant aux agriculteurs les capacités d’anticipation et d’adaptation indispensables pour assurer une récolte dans de bonnes conditions, tout en assurant la viabilité économique des exploitations agricoles. Cet outil est gratuitement disponible ICI.

ACTUALITÉS INTERNATIONALES ET EUROPEENNES

MIEL : UN ÉTIQUETAGE TRANSPARENT À PARTIR DE JUILLET POUR LE MIEL FRANÇAIS, MAIS PAS POUR LE MIEL EUROPÉEN…  

Afin d’assurer davantage de transparence et de traçabilité, l’étiquetage du miel conditionné en France évolue à partir du 1er juillet 2022, annonce le décret d’application du 4 avril, signé par le Premier ministre. Il devra désormais mentionner tous les pays d’origine des miels constituant l’assemblage, par ordre pondéral décroissant. Dans le détail, les apiculteurs ont jusqu’au 31 décembre prochain pour écouler leurs miels étiquetés avant le 1er juillet 2022. Cependant, la directive européenne miel (directive 2001/110/CE) continue de s’appliquer pour les autres pays européens, qui pourront toujours afficher les mentions : « mélange de miels originaires de l’UE », « mélange de miels non originaires de l’UE » ou « mélange de miels originaires et non originaires de l’UE », constituant ainsi une évidente concurrence déloyale. Rappelons que la France importe 70 % de sa consommation de miel.

AIDE ALIMENTAIRE : L’EUROPE DONNE 20 MILLIONS D’EUROS AU LIBAN FACE À L’INFLATION DE + 210 %

La Commission européenne a annoncé avoir alloué la somme de 20 millions d’euros d’aide humanitaire aux populations les plus vulnérables du Liban. Ce pays dont la quasi-totalité des importations de blé (96 %) dépendent de la Russie et de l’Ukraine est en outre en proie à une inflation galopante : elle a atteint entre mars 2021 et mars 2022 près de 210 % (208,13 %) avec des hausses spectaculaires dans de nombreux secteurs : +488,85 % pour le transport, +388 % pour l’eau. Dans le seul mois de mars 2022, l’alimentation a grimpé de +9,68 %. Cette aide, fournie en partenariat avec les ONG et les organisations internationales, sera prioritairement ciblée sur les zones et communautés vulnérables.

BAROMÈTRE HEBDOMADAIRE DES PRODUCTIONS AGRICOLES

Le baromètre hebdomadaire des productions agricoles et le fil rouge de l’actualité des filières nationales et de leurs marchés.

GUERRE EN UKRAINE : VERS UNE PÉNURIE DE SEMENCES

L’Union Française des Semenciers (UFS) s’inquiète et alerte des conséquences de la guerre entre la Russie et l’Ukraine sur la production de semences. La production de semences en Ukraine devrait effectivement chuter d’environ 50 % et devrait affecter les prochaines productions au moins jusqu’en 2024. La guerre a mobilisé de nombreux agriculteurs, y compris producteurs de semences, au front, même si certains ont pu bénéficier de dérogations. La situation est telle que les agriculteurs paraissent bien démunis : ils manquent notamment de carburant, de pièces détachées, de main d’œuvre. Même si 75 % des volumes de semences ont été livrés en Ukraine à travers des Green corridors via la Pologne notamment, de nombreuses incertitudes pèsent sur leur bonne arrivée chez les distributeurs locaux ou dans les fermes. L’enjeu est de taille aussi bien pour les Ukrainiens que pour les Français, puisque l’Ukraine est la 2ème destination hors Union européenne des exportations françaises de semences et plants. Cette activité représente environ 400 millions d’euros (M€) dont 100 M€ d’exportations. D’après des chiffres estimatifs, l’UFS estime à environ 20 % la perte de chiffre d’affaires que les semenciers français devraient perdre cette année. L’UFS s’inquiète également des répercussions à plus long terme, notamment des perturbations pour les marchés et demande l’aide des pouvoirs publics pour sécuriser la production de semences et également une réflexion stratégique au plan français et européen pour pallier les actuels déséquilibres.

INFLUENZA AVIAIRE : 1 315 FOYERS AU 20 AVRIL EN FRANCE, PRINCIPALEMENT DANS L’OUEST

À la date du 20 avril 2022, la France comptait 1315 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en élevage, 46 cas en faune sauvage et 28 cas en basse-cours, indiquait le ministère de l’Agriculture. La situation est toujours difficile dans l’Ouest de la France, notamment dans les Deux-Sèvres où la préfecture a décidé de dépeupler 215 élevages de volailles par prévention, afin de protéger les sites de reproduction. En effet, ces sites fournissent en jeunes volailles des élevages de la France entière et ils sont indispensables pour garantir l’avenir de la filière. Cette année, c’est le Grand Ouest qui souffre de cette grippe aviaire. Sur les 1315 cas, pas moins de 836 (63,5 %) touchent la Vendée et ses départements limitrophes. D’ores et déjà, depuis le début de la pandémie fin 2021, ce sont plus de 10 millions de volailles qui ont été abattues.

Contact

Service affaires publiques FNSEAmail : guillaume.lidon@reseaufnsea.frtél : 01 53 83 48 92  

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