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Le Fil Agricole n°84

23 septembre 2022

N°84 – Semaine du 19 septembre 2022

ACTUALITÉS

COPA : CHRISTIANE LAMBERT REELUE

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a été réélue le 22 septembre, présidente du Comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne (COPA). C’est la première fois depuis plus de 15 ans qu’un président sortant est réélu. Christiane Lambert a été élue « à l’unanimité par acclamation » et aucun autre membre du COPA n’avait déposé de candidature. Elle sera épaulée par six vice-présidents : Massimiliano Giansanti (Italie), Pedro Gallardo (Espagne), Mladen Jacopovic (Croatie) ; Tim Cullinan (Irlande), Marius Mihai Micu (Roumanie) et Palle Borgström (Suède). Dans les deux années qui viennent et « qui s’annoncent chargées et à forts en enjeux », Christiane Lambert entend porter la voix d’une agriculture résiliente et durable, « alliant production alimentaire et lutte contre le changement climatique ». Elle a reçu de nombreux messages de félicitations et de soutien, notamment de la part des dirigeants d’organisations agricoles françaises. Tous ont salué « la force de son précieux engagement » et la « chance » d’avoir une présidente française au sein de cette organisation.

ATTAQUE D’UN TRAIN DE CEREALES

Pas moins de dix organisations professionnelles agricoles parmi lesquelles la FNSEA, l’AGPB (blé), la FOP (oléoprotéagineux) l’AGPM (maïs) et la Coopération agricole ont annoncé, le 20 septembre, dans un communiqué commun, s’être portées parties civiles dans le procès de l’attaque d’un train de céréales en mars dernier par des activistes dont certains appartenant au groupe « Extinction Rebellion ». Qualifiant les actes de ce groupuscule « d’inqualifiables », les dix organisations entendent « réaffirmer (leur) plein et entier soutien aux entreprises victimes de cet acte de vandalisme, mais également rappeler, (…) , qu’aucun acte de destruction volontaire de ressources agricoles et alimentaires ne doit être laissé sans une réponse ferme par la justice ». Le 19 mars dernier, une cinquantaine d’activistes avaient bloqué un train de céréales contenant 1 500 tonnes de blé près de Pontivy (Morbihan) et avaient ensuite déversé une partie des wagons contenant ces céréales sur les voies puis s’étaient enfuis.  

AIRES DE CAPTAGES : DECRET SUR LE DROIT DE PREEMPTION

Prévu par la loi Engagement et Proximité du 27 décembre 2019, le droit de préemption des collectivités territoriales sur les surfaces agricoles sises dans l’aire d’alimentation pour assurer une eau potable de qualité est désormais applicable. Le décret « relatif au droit de préemption pour la préservation des ressources en eau destinées à la consommation humaine » est paru au Journal officiel du 11 septembre. Ce droit de préemption est confié au préfet, après saisine par la collectivité concernée. Cette saisine doit comporter un certain nombre de documents notamment le plan présentant le périmètre du territoire, l’étude hydrogéologique, etc. ainsi qu’un argumentaire « précisant les motifs qui conduisent à solliciter l’instauration du droit de préemption et justifiant le choix du périmètre proposé ». Le préfet doit donner sa réponse dans un délai de six mois. Avant de prendre sa décision, il doit notamment consulter, pour avis simples, les collectivités locales, les Chambres d’agriculture, les Safer. 

ACTUALITÉS INTERNATIONALES ET EUROPEENNES

SECURITE ALIMENTAIRE : REUNION DES 27 MINISTRES DE L’AGRICULTURE DE L’UE A PRAGUE.

Du 10 au 16 septembre, les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept se sont retrouvés à Prague, dans le cadre d’une réunion informelle, présidée par le ministre de l’Agriculture tchèque, Zdenek Nekuda. Ils ont avant tout débattu de la sécurité alimentaire en Europe, un sujet brulant depuis le début de la guerre en Ukraine, accentué par les derniers épisodes climatiques, notamment les sécheresses qui se succèdent à un rythme plus rapide et qui impactent le volume des récoltes. La Commission européenne a déjà adopté une série de mesures pour aider les agriculteurs à faire face aux effets de la guerre en Ukraine. Concrètement, Il s’agit de dérogations accordées en 2022 et 2023 aux règles de rotation des cultures et de l’utilisation des jachères pour stimuler la production en Europe. Cependant, les ministres souhaitent aller plus loin ; la présidence tchèque avait inscrit à l’ordre du jour une discussion et une présentation scientifique sur les nouvelles techniques de sélection génomique (NBT). Sur ce dossier, la Commission européenne souhaite avancer. Elle devrait présenter une proposition législative au premier semestre 2023. L’idée selon laquelle les nouvelles techniques de sélection génomique (NBT) et les autres innovations scientifiques constituent un réel potentiel pour améliorer la résilience des agriculteurs face au changement climatique, fait son chemin.

LE MONDE SUSPENDU AU BLE RUSSE

En produisant 91 millions de tonnes (Mt) de blé, la Russie serait en mesure d’en exporter 42 Mt. Or ses ventes ne décollent pas alors que la campagne d’exportations de l’Union européenne a bien démarré. L’Union européenne (UE) a déjà exporté 6,3 Mt de blé, soit 1/6ème du blé disponible exportable d’ici la fin du mois de juin prochain. Dans le bassin méditerranéen, elle est en première ligne sur le marché du blé alors que les années passées, à la même époque, les pays du bassin de la Mer Noire inondaient les marchés des céréales. Seulement, depuis le mois de juillet, la Russie n’a vendu que 5,9 Mt de blé, soit 2,7 Mt de moins que l’an passé à la même époque. Et d’ici la fin du mois de juin prochain, le pays projette d’en exporter 42 Mt. En Ukraine, les capacités d’exportation du pays sont réduites des deux tiers (à peine 2 Mt de grains expédiés en juillet et août) malgré l’ouverture de corridors sur la Mer Noire. La géopolitique arbitre la campagne commerciale des céréales. La Russie vend essentiellement du blé à ses « fidèles » (Turquie, Iran) et à l’Egypte, qui ne peut pas se passer de blé russe.

BAROMÈTRE HEBDOMADAIRE DES PRODUCTIONS AGRICOLES

Le baromètre hebdomadaire des productions agricoles et le fil rouge de l’actualité des filières nationales et de leurs marchés.

PRODUCTION DE POMMES DE TERRE EN EUROPE DE L’OUEST : UN RECUL IMPORTANT

La production européenne de pommes de terre devrait être en recul de 7 à 11 % dans les quatre pays d’Europe du Nord-Ouest annonce le North-western European Potato Growers (NEPG) .Les superficies emblavées en 2022 étaient pourtant en hausse à 510 938 hectares, soit +3,2 % par rapport à 2021 (et +1,7 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années). Mais la sécheresse, les épisodes de canicules, les coups de chaleur, ont perturbé le cycle de production. La récolte totale, pour les marchés du frais et de l’industrie, devrait ainsi se situer entre 20 et 21 millions de tonnes pour les quatre pays de la zone. « Les situations varient fortement selon les pays et les régions, précise le NEPG. Les agriculteurs belges et français seront les plus durement touchés (environ -20 % pour les Belges), alors que les producteurs néerlandais (notamment ceux situés au nord des grands fleuves où davantage de précipitations ont été enregistrées) le seront beaucoup moins. Au-delà du volume de production attendu, la filière s’inquiète des conséquences possibles de la sécheresse sur la récolte, et au moment du stockage. Le taux de matière sèche est à ce jour très élevé, rendant le tubercule plus sensible aux « blessures » à la récolte.

MOINS DE 7 MILLIONS DE VACHES ALLAITANTES ET LAITIAIRES EN FRANCE

La décapitalisation se poursuit mois après mois et rien ne semble l’enrayer. Le rythme s’est même accéléré cet été. Chaque mois, les effectifs de bovins viande décroissent dorénavant de 3 % et ceux de bovins lait, de 1,5 %. Au mois d’août, on dénombrait à peine 7 millions de vaches allaitantes et de vaches laitières en France. Au mois de janvier 2019, environ 7,6 millions de bêtes étaient référencées. En trois ans et demi, l’élevage bovin a donc perdu plus de 600 000 vaches. Ce sont autant de veaux puis de jeunes bovins et de vaches réformées qui ne sont pas produits chaque année ! Autre facteur inquiétant pour l’avenir, la baisse continue des effectifs de génisses allaitantes (-1,7 % en août après – 2,3 % en juin) et laitières (- 4,5 %). Autrement dit, les éleveurs ne prévoient pas de remplacer l’intégralité des vaches laitières et allaitantes dont ils vont se séparer dans les prochains mois. Toutes ces décapitalisations soutiennent durablement les cotations des bovins conduits à l’abattage et fragilisent la sécurité alimentaire de notre pays.

POMMES POIRES : DES RECOLTES EUROPEENNES REVUES A LA BAISSE

L’Association mondiale de la pomme et de la poire (WAPA) vient de revoir ses prévisions de récolte européenne à la baisse. Les premiers retours indiquent une récolte européenne réduite à 12 076 000 tonnes soit une baisse de 90 000 tonnes comparée à la prévision de Prognosfruit donnée début août. La plupart des pays, sauf la Pologne et la République tchèque, révisent en effet leurs estimations initiales à la baisse en raison de conditions climatiques intenses durant le mois d’août qui ont affecté la coloration et la taille d’une partie de la récolte de pommes et poires. Une large partie de la récolte sera donc destinée à la transformation. La France, l’Italie et l’Espagne sont les pays les plus touchés par ce phénomène climatique intense (canicule et sécheresses intenses).

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