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Le réchauffement climatique : une réalité à laquelle nous devons faire face

Hausse des températures et émissions de GES

La hausse exponentielle de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre depuis la Révolution industrielle a engendré une hausse globale de la température de la planète (+ 0,89°C depuis 1900). L’agriculture émettant naturellement des gaz fortement réchauffant, elle contribue aux émissions mais aussi à l’atténuation par sa fonction de puits à carbone et de fourniture d’énergies renouvelables : en France (moins de 1 % des émissions mondiales), l’agriculture occupe la 2e place des émissions.

Vers un scénario catastrophe en 2050 si nous ne faisons rien

D’après le GIEC, au rythme actuel, l’augmentation de concentration de GES dans l’atmosphère conduirait la planète vers un scénario catastrophe (hausses de températures de la planète pouvant aller de + 1,5°C jusqu’à + 7°C entre 1990 et 2100).

Les scientifiques s’accordent sur l’urgence d’atteindre, d’ici 60 ans,  zéro émission nette à l’échelle planétaire, seul moyen selon eux de limiter le réchauffement à + 1,5°.

Une prise de conscience générale

Les Etats signataires des Accords de Paris (décembre 2015) se sont accordés pour diminuer leurs émissions de GES dans le but de limiter le réchauffement de 1,5°C à 2°C. Ainsi, dans son New Green Deal, l’Union européenne affiche un objectif de baisse de 50 à 55 % d’émissions de GES. La France a inscrit dans la Loi l’objectif d’atteindre pour 2050 la neutralité carbone. Cela implique une baisse de 46 % des émissions agricoles entre 2015 et 2050.

L’agriculture, 1e victime du réchauffement climatique
L’agriculture étant une activité économique climato-dépendante, l’accroissement des évènements extrêmes et la forte variabilité interannuelle déstabilisent la production et les systèmes agronomiques, et engendrent une plus forte volatilité des prix.

En France, 30 à 70 % de stagnation de la production de blé tendre serait imputable au changement climatique. En vigne, les récoltes se font un mois plus tôt qu’en 1950. En 2018, on estime les pertes totales liées à la sécheresse à 2 Md€ pour le secteur de l’élevage. Le GIEC estime qu’à +2°C, les risques pour l’approvisionnement alimentaire pourraient devenir très importants dans certaines régions du globe.

La sécurité alimentaire reste un défi à l’échelle de la planète
Les besoins alimentaires devraient augmenter de 70 % entre 2009 et 2050 avec 9 milliards d’hommes à nourrir. La production agricole devra augmenter. Conserver son indépendance alimentaire demeure un enjeu géostratégique majeur pour tous les continents de la planète. La France devra continuer à assurer sa sécurité alimentaire et produire pour contribuer à l’équilibre alimentaire mondial.

L’empreinte carbone de notre alimentation évolue
Il faut repositionner la sécurité alimentaire au centre des enjeux et raisonner sur l’empreinte carbone de l’assiette. L’alimentation représente un quart de l’empreinte carbone des Français (dont 67 % imputable à la production agricole).

Face à des objectifs français ambitieux de neutralité carbone, la tentation de la « mise sous cloche » de la production française n’est certainement pas la solution au risque de favoriser les importations et la fuite de carbone.