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Gautier Moureu : la passion des bêtes

13 septembre 2018

Éleveur porcin et bovin dans le Béarn, Gautier Moureu est amoureux de son métier et de ses animaux dont le bien-être est au cœur de ses préoccupations. Il explique pourquoi.

« Je n’ai pas attendu qu’on me parle de bien-être animal pour m’intéresser aux conditions de vie de mes bêtes », annonce Gautier Moureu, éleveur porcin à Mazerolles, dans le Béarn (01). Devenir éleveur comme son père Pierre, puis reprendre l’exploitation familiale s’est imposé comme une évidence pour ce jeune homme de 28 ans qui a toujours eu « la fibre animale ».

Il est donc particulièrement blessé par la stigmatisation constante de la profession : « Nous avons tout intérêt à nous intéresser aux conditions de vie de nos bêtes. Parce qu’améliorer leur conditions d’élevage, c’est garantir un produit de qualité », assène-t-il comme une évidence.

A ses yeux, le recours aux technologies n’a rien de déshumanisant. Au contraire : « L’automatisation de l’alimentation nous permet d’être plus disponibles afin d’apporter le bon soin au bon moment. De plus, nous avons investi dans un bâtiment autonome en énergie, qui transforme en chaleur les calories produites par les 200 truies. »

Cela n’empêche pas Gautier Moureu de rester proche de ses animaux : « J’ai besoin de passer les voir plusieurs fois par jour pour m’assurer qu’ils vont bien, qu’ils ont la ventilation et l’alimentation nécessaires. » C’est en les regardant vivre qu’il a eu l’idée de remplacer les caillabotis en fonte par un sol souple, moins agressif, et de disposer des jouets dans le lieu de vie : « Le porc est un animal très joueur ! », sourit-il.

 

Pour stabiliser leurs revenus, Pierre et Gautier Moureu puis plus récemment son épouse ont diversifié leurs activités : ils élèvent 200 truies (destinées à la filière Jambons de Bayonne) et 100 vaches, exploitent 170 hectares dont une centaine d’hectares récemment convertis en bio (le reste servant exclusivement à l’alimentation animale) et se sont associés à trois autres agriculteurs pour ouvrir deux magasins de vente directe.

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