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L’agriculture, une solution pour la neutralité carbone

28 avril 2020

En pleine crise sanitaire, la France réaffirme ses ambitions climatique en publiant au Journal Officiel les décrets de la Stratégie Nationale Bas Carbone et de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie. La Stratégie concerne les secteurs de la construction, des transports, de l’agriculture, de l’industrie, de l’énergie ou encore des déchets et fixe les trajectoires permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

La FNSEA reconnait la réalité du changement climatique et ses causes, elle entend dans son prochain rapport d’orientation 2020 faire entendre la voix des agriculteurs face à ce défi mondial. Le dérèglement climatique déstabilise la production agricole et engendre un risque à moyen terme sur la sécurité alimentaire. Pour Olivier Dauger, référent climat énergie FNSEA « les objectifs très ambitieux de la SNBC et de la PPE sont assez logique par rapport aux objectifs de l’Accord de Paris signé par la France et l’ensemble des pays Européens. Le vrai défi pour l’agriculture c’est de pouvoir continuer à avoir une agriculture de production diversifiée telle qu’on la connaît aujourd’hui tout en réduisant son impact sur le climat ».

L’agriculture est une solution

L’agriculture dispose d’une palette d’outils pour à la fois s’adapter au changement climatique, atténuer les émissions de gaz à effet de serre et jouer un rôle déterminant dans la captation de carbone. Il faut maintenant les faire connaître davantage et les déployer sur le terrain. Il faudra également favoriser les nouvelles solutions qui verront le jour grâce à la Recherche et développement. « Il faut donc se donner des objectifs pour demain en optimisant tout ce qui n’était pas fait jusque-là pour atténuer l’impact sur le climat en adaptant les atténuations par rapport aux émissions, en trouvant des solutions pour capter les gaz à effet de serre dans les sols et surtout en obtenant pour les agriculteurs un retour concret et réel en termes de revenu » retient Olivier Dauger.

Le défi, assurer un revenu

Face aux attentes très fortes de la société, la mise en œuvre des solutions pour que l’agriculture contribue à l’atteinte de la neutralité carbone doit constituer une opportunité pour améliorer le revenu des agriculteurs. Les décideurs et acteurs économiques de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur, doivent avoir conscience que ces préalables sont indispensables à la réalisation d’objectifs ambitieux. « L’enjeu pour les agriculteurs sera leur capacité à diversifier leur revenu pour faire face aux aléas économiques de leur métier et participer à la sortie des énergies fossiles non renouvelable. Il existe une opportunité pour l’agriculture au niveau des territoires, de transformer le carbone renouvelable produit en élevage et par les matières organiques en électricité et en biogaz » souligne Olivier Dauger qui conclut que le vrai défi pour l’agriculture de demain « va être de rendre plus résiliente les exploitations et de valoriser la réalité de ce que peut produire les exploitants dans 60 ans avec un revenu plus assuré ».

La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) : c’est la feuille de route de la France pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à 2050. La France avait été l’un des premiers pays à fixer par la loi cet objectif de neutralité carbone, aujourd’hui partagé au niveau européen au travers du Pacte Vert porté par la Commission européenne.

La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) : c’est la trajectoire énergétique de la France pour ces 10 prochaines années. Ce texte prévoit notamment la diversification du mix électrique afin de ramener la part du nucléaire à 50% en 2035, de porter la part des énergies renouvelables à 33% en 2030 et de réduire de 40% la consommation d’énergies fossiles en 2030.

Présentée en novembre 2019, la Stratégie française pour l’énergie et le climat a été ajustée pour prendre en compte les mesures de la loi Énergie-Climat, ainsi que des avis et commentaires reçus lors du processus de consultation. C’est après cette phase de consultations, qui s’est terminée par la mise en consultation publique de la SNBC et de la PPE, que le Gouvernement a publié ces versions.

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